
L’Institut des Maladies Infectieuses Professeur Daniel Gahouma (IMIPDG), amorce un tournant stratégique. Avec un investissement de 400 millions de FCFA, l’établissement mise sur la modernisation technique et un nouveau modèle économique pour s’imposer dans le paysage médical gabonais.

À peine un an après son lancement, l’IMIPDG voit grand. Grâce à un partenariat avec la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), l’institut vient de mobiliser 400 millions de FCFA.
Cet investissement est destiné à l’acquisition de matériels de pointe, à l’exemple des scanners, séquenceurs ou encore des endoscopes.
L’objectif est de hisser le plateau technique aux standards internationaux pour mieux combattre le VIH, la tuberculose et le paludisme entre autres.

Un saut vers l’autonomie financière
La véritable rupture réside dans le mode de financement. Avec le choix de l’endettement bancaire plutôt que la seule subvention publique, la direction,pilotée par la Pr Elisabeth Lendoye, introduit une logique de rentabilité.
Désormais, l’institut doit générer des flux financiers pour honorer ses engagements.
Un défi de taille pour une structure de santé publique dont la mission première reste de soigner les populations souvent vulnérables.

Le défi de l’humain
Si l’achat de machines modernes est une avancée, l’enjeu du capital humain demeure.
Pour que cet investissement soit rentable, l’institut devra pallier le déficit de personnel qualifié capable de manipuler ces nouveaux outils.
Parallèlement, l’amélioration de l’accueil et de l’expérience patient devient un levier stratégique pour attirer et fidéliser les usagers.

Avec ses 179 lits, l’IMIPDG se veut le laboratoire d’un nouveau modèle hospitalier national.
Un établissement hybride, entre service public et performance entrepreneuriale.



