
Prévu pour le vendredi 8 mai, l’examen des recours d’Alain-Claude Bilie-By-Nze aété reporté au mardi 12 mai. Un manquement administratif du parquet maintient l’ancien Premier ministre gabonais en détention.

C’est un contretemps procédural qui prolonge le séjour d’Alain-ClaudeBilie-By-Nze à la prison centrale de Libreville.
Alors que la chambre d’accusation devait statuer sur sa demande de mise en liberté provisoire, l’audience a été brutalement interrompue.
En cause, la non notification par le procureur général des mémoires à la partie civile. Une formalité pourtant obligatoire.
Le parti de l’ancien chef du gouvernement, Ensemble Pour le Gabon (EPG), n’a pas tardé à réagir.

Dans un communiqué cinglant, la formation dénonce une entrave au « principe du contradictoire » ets’interroge sur l’impartialité d’une procédure marquée par des retardsinexpliqués.
Pour ses partisans, ces blocages administratifs jettent le doutesur la volonté réelle de rendre une justice sereine.
Pour rappel, l’ex-poids lourd du régime d’Ali Bongo est écroué depuis le 15 avril dernier pour une affaire de droit commun.
Il est accusé d’escroquerie et d’abus de confiance suite à un emprunt privé de 5millions de francs CFA. Le pays a désormais les yeux rivés sur l’audience du mardi 12 mai.
Entre enjeuxjudiciaires et soupçons d’instrumentalisation politique, l’issue de ce rendez-vous sera déterminante pour le sort de l’ancien Premier ministre.



