Politique

Nairobi : le Gabon défend sa vision d’une agriculture souveraine et compétitive.

Présent au Sommet Afrique-France organisé à Nairobi, au Kenya, le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, a porté la voix du Gabon lors d’une importante table ronde consacrée aux défis agricoles du continent africain.

Représentant le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, il a exposé les ambitions du pays en matière de souveraineté alimentaire et de transformation agricole.

Les échanges ont principalement porté sur les obstacles qui freinent encore le développement du secteur agricole africain. Parmi eux figurent la faible productivité des exploitations, le déficit d’équipements modernes, les effets du changement climatique ainsi que les conflits entre les populations rurales et la faune sauvage, notamment les dégâts causés par les éléphants dans plusieurs zones agricoles.

Les participants ont également souligné la dépendance persistante du continent vis-à-vis des importations alimentaires, estimées à plus de 115 milliards de dollars chaque année.

Une situation qui pousse plusieurs États africains à accélérer leurs politiques de production locale afin de renforcer leur sécurité alimentaire.

Prenant la parole devant les délégations africaines et françaises, Alexandre Barro Chambrier a mis en avant les réformes engagées par les autorités gabonaises pour développer une agriculture plus productive et durable. Il a notamment rappelé la volonté du gouvernement de réduire progressivement les importations alimentaires et de soutenir davantage les producteurs locaux.


Le vice-président a aussi évoqué la décision du Gabon d’interdire, à partir de janvier 2027, les importations de poulets de chair.

Selon les autorités, cette mesure s’accompagnera d’un programme d’accompagnement destiné à renforcer durablement la filière avicole nationale et à encourager les investissements locaux.

À travers cette participation au Sommet Afrique-France de Nairobi, le Gabon entend ainsi affirmer sa stratégie de transformation agricole et sa volonté de bâtir une économie moins dépendante des marchés extérieurs, tout en créant davantage d’opportunités pour les producteurs nationaux.

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