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Procès Bongo-Valentin : La contre-attaque des condamnés

Déclaration conjointe des accusés

Face à condamnation de 20 ans de prison par la justice, Sylvia Bongo Ondimba et Noureddin Bongo Valentin choisissent de déplacer le combat sur le terrain médiatique et international. Dans un communiqué publié jeudi, ils prennent à témoin le peuple gabonais et les instances supranationales pour contester un verdict qu’ils jugent politique.

Plutôt qu’une défense juridique point par point, l’ancienne Première dame et son fils lancent une offensive de communication.

Leur demande principale est un défi direct lancé au pouvoir, mettre à la disposition du public « l’entier dossier de 2188 pages afin que le peuple gabonais puisse en juger de lui-même ».

Par cette manœuvre, ils tentent d’inverser la charge de la preuve et de se présenter comme les champions de la transparence face à une justice qu’ils qualifient d’opaque et expéditive.

Les présumés complices de Sylvia et Noureddin

Conscients que la bataille est perdue d’avance sur le plan national, ils annoncent vouloir porter l’affaire hors des juridictions nationales.

La mère et son fils disent porter la décision devant la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples, puis la Cour africaine.

Une manœuvre qui visent non seulement une possible révision juridique, mais surtout à délégitimer la procédure gabonaise sur la scène continentale.

Sylvia et Noureddin Bongo ne s’adressent plus aux juges de Libreville, mais à une opinion publique qu’ils espèrent rallier à leur cause.

Leur communiqué est une contre-attaque destinée à transformer leur défaite judiciaire en une victoire morale et politique.

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