
La menace est désormais officielle. Le nouveau et très offensif « Collectif S.O.S Éducation » a mis ses menaces à exécution en déposant formellement, un préavis de grève sur la table du Ministre de l’Éducation Nationale. Le document, acte une « suspension des cours sur l’ensemble du territoire national », du 16 au 23 décembre prochain.

Conformément au vote de ses membres lors des assemblées générales tenues le 6 décembre, le collectif a officiellement enclenché la procédure menant à un arrêt de travail.
Le préavis, réceptionné par le cabinet du ministre, donne huit jours au gouvernement pour répondre à ses revendications.
Dans le cas contraire une grève qui pourrait paralyser le système scolaire jusqu’à la veille des congés de Noël sera déclenchée.

Dans sa correspondance adressée à la tutelle, le collectif justifie cette décision radicale par « l’inquiétude qui traverse l’ensemble du corps enseignant gabonais depuis plusieurs mois » et un « sentiment d’abandon et de précarisation extrême ».
Le document dénonce les « multiples et innombrables engagements maintes fois réaffirmés par les différentes autorités successives » mais jamais concrétisés.
Fidèle à sa ligne de rupture, le « Collectif S.O.S Éducation » réitère sa volonté de négocier « directement avec les autorités compétentes, sans l’intermédiaire d’aucun syndicat de l’éducation nationale ».

Cette démarche confirme la profonde défiance envers les centrales syndicales traditionnelles, comme le SENA, accusées de ne plus représenter les intérêts de la base.
Le gouvernement se retrouve désormais au pied du mur.
Il dispose d’une semaine pour ouvrir le dialogue et apporter des réponses concrètes au cahier de charges en 16 points présenté par les enseignants en colère.
En cas d’échec, plus de deux cents milles (200.000) élèves pourraient se retrouver privés de cours.



