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Maltraitance : Le trafic d’enfants toujours d’actualité en 2026

En 2026, le constat est amer. Malgré un arsenal législatif renforcé, l’exploitation des enfants continue de prospérer sous nos yeux. De nombreux mineurs, instrumentalisés par leurs tuteurs ou même leurs géniteurs, voient leur innocence sacrifiée sur l’autel de la rentabilité.

L’esclavage à ciel ouvert

Ces enfants font désormais partie du décor, sillonnant les rues de la capitale, cuvettes d’eau, de croquettes ou de gâteaux en équilibre sur la tête. Ils affrontent les intempéries et les dangers de la circulation pour gagner le « pain quotidien ».

Mais ils en profitent rarement et sont transformés en outils économiques plutôt qu’en écoliers. Le plus tragique reste le mutisme collectif. Tout le monde voit, mais personne ne dit rien. Cette inaction volontaire de la société s’apparente à une complicité passive. Elle ancre le phénomène dans la durée, rendant vains les échanges organisés sur le sujet.

Pourtant, la loi est claire. Le Code de l’Enfant (loi organique N°003/2018) garantit une vie digne à tout mineur. Les textes prévoient des sanctions lourdes, allant de la prison ferme à des amendes de 10 à 20 millions de FCFA pour les trafiquants.

Malheureusement, l’application de ces peines reste rarissime. Il serait aujourd’hui hypocrite d’assimiler cette pratique aux seules communautés ouest-africaines pour se dédouaner.

Le pays dispose de textes puissants, mais force est de constater que la justice est coupablement lente à la détente. Il est urgent que les droits de l’enfant quittent le papier pour s’appliquer enfin dans la rue.

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