
La suspension de l’Union Sportive de Bitam (USB), actée le jeudi 19 mars 2026, continue de provoquer de vives réactions dans le paysage du football gabonais. Parmi les voix qui se sont élevées, celle de André Biyogo Poko résonne avec une intensité particulière. Ancien joueur du club et international gabonais, le milieu de terrain n’a pas caché son indignation à travers une publication sur ses réseaux sociaux.
Dans un message au ton grave, André Biyogo Poko dénonce une gestion qu’il juge destructrice pour l’image et l’héritage du club :
« À cause de vos égos et de votre égoïsme, vous êtes en train de transformer une institution, une vitrine, un rêve en la risée de la nation. »
Des mots forts qui traduisent une profonde frustration face à la situation actuelle de l’USB, considérée comme l’un des symboles du football gabonais.
Au-delà de la simple critique, l’ancien joueur pointe du doigt une perte des valeurs qui faisaient la force du club. Respect, performance, ferveur et dévouement : autant de principes qui, selon lui, ont été progressivement abandonnés.
« Aujourd’hui, vous êtes en train de le réduire à un simple club de quartier, ternissant son image bien au-delà de nos frontières. »
Cette déclaration illustre le fossé entre le passé glorieux du club et sa situation actuelle, marquée par des tensions internes et une crise de gouvernance.
André Biyogo Poko insiste également sur la nécessité de préserver la mémoire de ceux qui ont construit l’histoire de l’Union Sportive de Bitam. Pour lui, les dérives actuelles constituent un affront à l’engagement des anciens joueurs et dirigeants.
« Vous salissez la mémoire de tous ceux qui ont défendu ces couleurs. C’est un manque de respect pour leur héritage. »
Un rappel à l’ordre qui met en lumière l’importance de la responsabilité morale dans la gestion d’un club aussi emblématique.
Enfin, l’international gabonais regrette la division actuelle qui fragilise davantage l’institution. Il évoque une rupture du principe de solidarité qui devrait pourtant prévaloir au sein d’un club.
« Nous étions censés être unis. Aujourd’hui, nous sommes divisés, ridicules, incapables même d’identifier notre véritable adversaire. »
Un constat amer qui résume l’ampleur de la crise que traverse actuellement l’USB.
Une crise qui dépasse le cadre sportif
La sortie d’André Biyogo Poko vient ainsi s’ajouter à une série de réactions suscitées par la suspension du club. Elle met surtout en lumière une crise profonde, qui dépasse le simple cadre sportif pour toucher à la crédibilité d’une institution majeure du football gabonais.
Dans un contexte déjà tendu, ces déclarations pourraient accentuer la pression sur les dirigeants du club, désormais attendus au tournant par les supporters et les observateurs du football national.



