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Samu Social : 30 000 FCFA après 9 ans, le scandale éclate !

La solidarité nationale a un visage, mais aujourd’hui, elle crie famine. Ce lundi 29 décembre 2025, les antennes du Samu Social du Woleu-Ntem (Oyem, Nkum, Yengui) sont closes. Barricadés derrière des banderoles revendicatives, les agents ont décidé de briser l’omerta sur une précarité devenue insoutenable.

Alors que le Samu Social est censé porter secours aux plus démunis, ce sont ses propres agents qui appellent aujourd’hui à l’aide.

« Antennes fermées, situations administratives non régularisées, mépris des agents, absence de médicaments, salaires impayés », peut-on lire sur la façade du bâtiment.

« Ni salaire, ni droits, ni CNSS »

Au cœur de cette fronde, le témoignage glaçant d’un agent, document à l’appui, illustre l’ampleur du désastre social. « À combien d’années je suis au service du Samu Social ?

Neuf ans de service ! » lance-t-il, avant de pointer le montant net à payer sur son document daté de ce mois de décembre 2025.

« Regardez, c’est 30 000 francs qu’on m’envoie à la fin du mois. Et ce n’est pas la première fois. »

Pour ces « soldats de l’humanitaire », la coupe est pleine. Pas de couverture maladie, pas de cotisations à la CNSS, et une rémunération qui ne couvre même pas les frais de transport.

« Ni le salaire, ni les droits, ni même assuré à la caisse (CNSS) pendant des années », s’indigne l’agent.

La fin du « silence patriotique »

Des agents du Samu Social en intervention

Les grévistes expliquent avoir observé une trêve tacite pour ne pas perturber la marche de l’État ni mettre en difficulté le Président de la République.

« On a gardé le silence et le respect […] On s’est dit qu’on ne va pas faire la grève chez le Président », explique le porte-parole improvisé.

Mais ce respect s’est effrité face à ce qu’ils qualifient de gestion calamiteuse de leur hiérarchie.

Agent du Samu Social en grève

Le Coordinateur Général, le Dr Wenceslas Yaba, est directement visé par la colère des agents du Nord. « Regardez aujourd’hui ce que notre DG Yaba nous fait », conclut l’agent, désabusé.

Avec des stocks de médicaments à zéro et des bureaux fermés, les plus vulnérables se retrouvent sans filet de sécurité en cette fin d’année.

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