
Le système bancaire gabonais a enregistré un afflux massif de capitaux tout au long de l’année 2025. Avec plus de 3 355 milliards FCFA de dépôts, le secteur affiche une solidité exceptionnelle alors qu’il s’apprête à accueillir un nouvel acteur de poids, en l’occurrence Coris Bank.

Selon les dernières données consolidées du ministère de l’Économie, l’année 2025 restera comme une année charnière pour la finance gabonaise.
Dès le premier trimestre, les ressources collectées auprès de la clientèle s’élevaient à 3 145,5 milliards FCFA.
Cette dynamique s’est accélérée au deuxième trimestre avec un bond spectaculaire de 5,9%, portant les dépôts à 3 331,1 milliards FCFA en seulement trois mois.
Les épargnants en confiance

Malgré un contexte économique parfois morose dans d’autres secteurs, les banques commerciales ont prouvé leur forte capacité de mobilisation.
À la fin du mois de septembre 2025, le stock total de dépôts s’est stabilisé au niveau record de 3 355 milliards FCFA.
En l’espace de six mois, ce sont près de 210 milliards FCFA de ressources nouvelles qui ont été confiés aux institutions financières du pays.

Cette accumulation de liquidités témoigne d’une confiance marquée des agents économiques.
Un indicateur technique illustre particulièrement cette santé de fer, c’est le taux de couverture des crédits par les dépôts.
Déjà élevé à 157,5% au premier trimestre, ce ratio offre aux banques des marges de manœuvre considérables pour financer l’économie réelle et soutenir de futurs projets d’investissement.
L’arrivée stratégique de Coris Bank

Ce dynamisme du marché local n’est pas étranger à l’attractivité croissante du secteur. Le paysage bancaire gabonais s’apprête en effet à accueillir le groupe burkinabè Coris Bank.
L’arrivée de ce nouvel acteur, dans un marché gorgé de liquidités, devrait stimuler la concurrence et potentiellement diversifier l’offre de services financiers pour les entreprises et les particuliers.
Avec un tel excédent de ressources, le défi pour le système bancaire en 2026 sera désormais de transformer efficacement cette épargne abondante en crédits productifs pour soutenir la croissance nationale.



