EPG dénonce un climat de restriction et la disparition du compte Facebook de Bilie-By-Nzé

Ensemble Pour le Gabon (EPG) tire la sonnette d’alarme après la disparition inattendue du compte Facebook officiel de son président, Alain-Claude Bilie-By-Nzé. Pour le parti d’opposition, cet épisode dépasse largement la simple question technique.
Dans une déclaration signée par son Secrétaire général, Éric Joël Békalé, EPG estime que cette suppression « ne peut être dissociée du contexte politique actuel ». Le parti y voit une « volonté manifeste de réduire l’espace d’expression des voix dissidentes », rappelant que Bilie-By-Nzé est arrivé deuxième à la dernière présidentielle.
Selon EPG, cet acte « s’inscrit dans une tentative d’étouffer ceux qui refusent d’emprunter la ligne imposée ». Le mouvement affirme avoir déjà saisi les plateformes concernées afin de comprendre l’origine de cette disparition et d’obtenir la restauration du compte.
Un second communiqué qui questionne la régularité des récentes décisions gouvernementales
Dans un autre texte rendu public samedi, et signé par le Secrétaire général adjoint Aimé Mapangou, EPG remet en cause plusieurs décisions institutionnelles prises ces derniers jours. Le mouvement s’interroge en particulier sur la nomination, jeudi dernier, de ministres par intérim destinés à remplacer ceux ayant quitté le gouvernement après leur élection au Parlement.
EPG souligne que la notion même d’intérim renvoie à une situation d’empêchement temporaire, et non à une démission liée à l’incompatibilité entre mandat parlementaire et fonction ministérielle. Pour le parti, l’article 73 de la Constitution est clair : les ministres élus doivent quitter le gouvernement, et leurs postes être pourvus immédiatement, sans solution transitoire.
Une session inaugurale annoncée à huis clos qui fait débat
Le parti dit également ne pas comprendre la décision de tenir la session inaugurale de l’Assemblée nationale, prévue ce lundi 17 novembre, à huis clos. Il rappelle que la Constitution impose la publicité des séances et estime que la fermeture au public « rompt avec l’exigence de transparence posée par le texte fondamental ».
EPG réclame le retour strict à l’ordre constitutionnel
Face à cet ensemble de décisions jugées contraires aux règles établies, EPG appelle à la mise en application immédiate de la démission des ministres élus et à l’ouverture au public de la première séance de la nouvelle législature.
Le parti insiste sur le fait que le respect de la Constitution « ne peut dépendre des circonstances ni des intérêts politiques du moment ».



