
À Bitam, dans la province du Woleu-Ntem, le maire Jules Mbele fait face à une fronde sociale. Une trentaine d’agents municipaux l’accusent de licenciements abusifs et ont porté l’affaire devant l’Inspection du travail.

C’est une convocation qui fait grand bruit dans la commune. Le jeudi 26 février, le maire de Bitam, Jules Mbele, a dû s’expliquer dans les bureaux de l’Inspection du travail.
Selon l’Agence gabonaise de presse (AGP), l’édile est visé par une plainte collective déposée par des employés municipaux récemment mis à la porte, qui dénoncent une procédure illégale et arbitraire.
Au cœur du litige se trouve la méthode employée par la nouvelle équipe municipale.
Les agents remerciés affirment avoir été évincés du jour au lendemain, sans aucune justification préalable.

« Aucun de nous n’a reçu ni blâme, ni avertissement. Nous estimons avoir été licenciés en dehors de tout cadre légal », a confié l’un des plaignants à l’AGP.
Plus grave encore selon les accusateurs, le maire aurait agi de manière totalement unilatérale.
La procédure en vigueur exige l’autorisation préalable du conseil municipal pour valider de tels renvois.

Or, les employés soulignent que depuis sa prise de fonction, Jules Mbele n’a convoqué aucune session de ce conseil, privant ainsi ces licenciements de toute base légale.

Un drame social
Débutée en décembre, cette vague de renvois frappe durement une trentaine d’agents, dont certains travaillaient pour la mairie depuis des années.
Au-delà de la bataille juridique, les plaignants alertent sur le drame social qui se joue, rappelant que des familles entières voient leurs revenus coupés net par cette décision.

Face à ce qu’ils qualifient de profonde injustice, les agents licenciés se disent déterminés à aller jusqu’au bout pour faire valoir leurs droits.
Tous les regards sont désormais tournés vers l’Inspection du travail, dont l’arbitrage est très attendu pour dénouer cette crise qui secoue l’hôtel de ville de Bitam.


