
Réunis en sommet extraordinaire à Brazzaville, les chefs d’État de l’Afrique centrale, dont le Gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, ont acté un plan de rigueur pour sanctuariser le Franc CFA et reconstituer les réserves de change de la zone, il s’agit de protéger la monnaie commune et, par ricochet, le panier de la ménagère.

Le rapatriement des devises
Au cœur des échanges, l’obligation stricte de rapatriement des recettes d’exportation.
Pour le Président Brice Clotaire Oligui Nguema et ses pairs, les devises issues des richesses du sous-sol (pétrole, mines, bois) doivent impérativement revenir irriguer le système financier local.

Cette décision vise à gonfler durablement les réserves de change auprès de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC).
Sans ces réserves, la crédibilité du Franc CFA s’effrite et le risque inflationniste menace la consommation des ménages.
La CEMAC entend reprendre la main sur sa souveraineté économique.
Discipline et transparence

Pour rassurer les partenaires internationaux et le FMI, les Chefs d’État ont réaffirmé leur engagement vers une « discipline budgétaire » accrue.
Cela passe par une généralisation du Compte Unique du Trésor et une accélération de la digitalisation.

Chaque franc public doit être tracé, maîtrisé et aligné sur les critères de convergence communautaires.
La Commission de la CEMAC et la BEAC ont jusqu’aux réunions de printemps 2026 pour présenter un rapport d’étape rigoureux.



