
La Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS) a terminé l’année 2025 sur une offensive administrative majeure. L’institution a simultanément annoncé la suspension d’un médecin prescripteur et d’un laboratoire d’analyses.Il semble que l’ère du laxisme dans le conventionnement soit révolue.

C’est un coup de semonce qui résonne dans tout l’écosystème de la santé. Par la voix de son Directeur Général, le Pr. Béatrice Yvette Nguema Edzang, la CNAMGS a rendu publics deux communiqués sanctionnant des irrégularités graves.
Les cibles sont le Dr Ndong Ondo Leonce, dont les ordonnances ne sont plus honorées, et le Laboratoire Bio-Clin, dont la convention est suspendue provisoirement.
Ces décisions dessinent les contours d’une vaste opération d’assainissement visant à préserver l’équilibre financier de la Caisse.

La fin de l’impunité pour les prestataires
Pendant longtemps, la relation entre la CNAMGS et ses partenaires privés a reposé sur une confiance parfois aveugle. Cette époque semble terminée.
En invoquant explicitement « le cadre de la lutte contre la fraude » pour le médecin et le non-respect des « normes en vigueur » pour le laboratoire, la CNAMGS endosse pleinement son costume de gendarme. L’institution audite, vérifie et, désormais, elle tranche dans le vif.
La suspension des remboursements « jusqu’à nouvel ordre » est une sanction économique immédiate et prive les structures incriminées de leur principale source de revenus.
Un message à l’ensemble de la chaîne

En demandant aux pharmaciens de « renforcer la vigilance » et de ne plus traiter les ordonnances du médecin visé, la CNAMGS implique l’ensemble des acteurs de la chaîne dans sa politique de contrôle.
Les cliniques les médecins libéraux et les officines sont prévenus, être conventionné n’est pas un droit acquis, mais une responsabilité qui exige probité et qualité.
La pérennité du système en jeu

Cette rigueur s’inscrit dans un contexte où la viabilité du système d’assurance maladie est une priorité nationale.
La fraude à la prescription et les prestations fictives ou de mauvaise qualité représentent des gouffres financiers que l’État ne peut plus tolérer.

Avec ces la Direction Générale de la CNAMGS prouve qu’elle est prête à prendre des mesures impopulaires auprès de certains praticiens pour garantir la survie du système solidaire.
Reste à savoir si ces deux sanctions sont des cas isolés ou les prémices d’une vague de contrôles plus large en ce début d’année 2026.



