Délestages : la centrale thermique d’Orinko annoncée pour 2028

Reçu en audience au palais présidentiel le 18 février 2026, un consortium d’investisseurs conduit par Kenneth Engblom, vice-président Afrique et Europe du groupe Wärtsilä, est venu faire le point avec le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, sur l’état d’avancement du projet de centrale thermique d’Orinko SA. Implantée dans la commune d’Owendo, cette infrastructure énergétique affiche une capacité prévisionnelle de 225 mégawatts et ambitionne de renforcer significativement la production nationale d’électricité.
Dans un contexte marqué par des délestages récurrents, notamment dans le Grand Libreville et les zones industrielles environnantes, le projet est présenté par les autorités comme une réponse structurante au déficit énergétique. La demande en électricité, en progression constante sous l’effet de l’urbanisation et des activités économiques, met en tension un réseau déjà fragilisé par des contraintes techniques et un manque de capacités de production.
Un investissement stratégique de plus de 100 milliards FCFA
Évaluée à plus de 100 milliards de francs CFA, la centrale d’Orinko figure parmi les investissements énergétiques les plus ambitieux engagés ces dernières années au Gabon. Au-delà du renforcement de l’offre électrique, le projet est également porteur d’enjeux économiques et sociaux. La phase de construction devrait mobiliser une main-d’œuvre importante et générer des emplois temporaires, tandis que l’exploitation future est censée contribuer à une alimentation plus stable pour les ménages comme pour les entreprises.
Partenaire technique du projet, Wärtsilä met en avant son expertise internationale, avec plus de 70 gigawatts de capacité installée dans le monde. Présente au Gabon depuis 1977, l’entreprise interviendra en collaboration avec Gabon Power Company (GPC), entité dédiée au développement de nouvelles infrastructures de production électrique.Une mise en service attendue en 2028. Les travaux ont officiellement été lancés en juin 2025. Selon le calendrier communiqué, la mise en service de la centrale est prévue pour 2028.
À l’issue de l’audience, le président de la République aurait donné des instructions en vue d’accélérer la mise en œuvre du chantier, soulignant le caractère prioritaire du projet.Pour les autorités, cette infrastructure s’inscrit dans une stratégie plus large visant à consolider la souveraineté énergétique du pays et à créer les conditions d’une industrialisation accrue. L’amélioration durable de l’offre électrique est en effet considérée comme un préalable indispensable à l’attractivité des investissements et à la transformation économique du Gabon.
Reste toutefois un défi majeur : tenir les délais annoncés, afin que les populations, aujourd’hui confrontées aux coupures répétées, puissent réellement percevoir les effets concrets de cette promesse énergétique à l’horizon 2028.



