
Au terme de l’ouverture des travaux de la Commission interministérielle tripartite mardi 13 janvier, le Gouvernement, sous la houlette du Vice-Président du Gouvernement Hermann Immongault, a dévoilé une batterie de mesures pour tenter de désamorcer la crise enseignante. L’État a acté des régularisations administratives et financières d’une ampleur inédite.

La fin de la précarité pour des milliers d’enseignants
Au-delà de la reprise du dialogue avec les syndicats (SENA, SYNETECHPRO) et la plateforme « SOS ÉDUCATION », ce sont les chiffres annoncés qui marquent les esprits.
Le gouvernement s’attaque aux dossiers en souffrance depuis des années. 328 diplômés de l’ENS et de l’ENSET sont immédiatement mis en solde.
Parallèlement, 692 sortants des écoles d’instituteurs (ENIL/ENIF) intègrent le fichier solde via la mise en pré-salaire.

108 enseignants de sciences voient leur situation régularisée par une mise en pré-salaire.
Longtemps laissés pour compte, 1 810 enseignants anciennement appelés « bénévoles » sont officiellement reconnus et mis en pré-salaire.
Il s’agit ici de mettre fin à une précarité endémique dans les zones rurales notamment.
Paiement des vacations : 2,7 milliards décaissés

Pour répondre à l’urgence financière, le ministre du Budget a confirmé le décaissement immédiat de 2,7 milliards de FCFA.
Cette somme servira à payer une partie des vacations (surveillance et correction) liées aux examens de la session 2025. Ces mesures entreront en vigueur progressivement dès le mois de février 2026.
Pour éviter les effets d’annonce sans lendemain, un Comité de Suivi et d’Évaluation a été officiellement installé par arrêté.

Fait notable, le Gouvernement a précisé que cette dynamique ne s’arrêtera pas à l’Éducation.
Ces mécanismes de régularisation seront étendus à l’ensemble des agents publics, avec une priorité donnée au secteur de la Santé.



