Encadrement des médias et des plateformes numériques : Hermann Immongault reçoit le président de la HAC

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, s’est entretenu le 9 mars 2026 à Libreville avec le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Germain Ngoyo Moussavou. Cette audience a permis de faire le point sur plusieurs dossiers liés à l’évolution du cadre réglementaire des médias au Gabon, notamment la réforme du Code de la communication et la question de la régulation des réseaux sociaux.
Au cours de la rencontre, les deux responsables ont abordé les mutations profondes que connaît aujourd’hui l’écosystème médiatique. L’essor du numérique, la multiplication des canaux de diffusion de l’information et l’influence grandissante des plateformes sociales imposent, selon les autorités, une adaptation du dispositif juridique existant.
Dans cette perspective, la Haute Autorité de la Communication a engagé un travail de révision du Code de la communication afin de mieux intégrer les réalités actuelles du paysage médiatique. Ce chantier vise à actualiser les textes en vigueur et à définir un cadre plus adapté aux nouveaux usages numériques.
« Le vice-président du gouvernement nous a fait l’honneur de nous recevoir afin que nous puissions lui présenter les principaux chantiers engagés par la HAC, notamment la revisitation du Code de la communication, qui prend aujourd’hui une dimension particulière au regard des mesures récemment adoptées par le gouvernement », a déclaré Germain Ngoyo Moussavou à l’issue de l’audience.
Le président de l’institution a également indiqué que des réflexions sont en cours pour élaborer de nouveaux instruments juridiques destinés à encadrer l’usage des réseaux sociaux et des plateformes numériques, devenus des espaces majeurs de production et de circulation de l’information.
La suspension temporaire de certains réseaux sociaux au Gabon a par ailleurs été évoquée lors des échanges. Selon Germain Ngoyo Moussavou, cette décision s’inscrit dans une logique de « mesure conservatoire », prise dans l’attente de la mise en place d’un cadre réglementaire plus structuré pour la gestion du cyberespace national.
À travers cette rencontre, l’exécutif et l’autorité de régulation ont réaffirmé leur volonté de renforcer la concertation autour des réformes en cours. L’objectif affiché est de bâtir un environnement médiatique modernisé, capable de répondre aux enjeux de l’ère du numérique tout en garantissant un cadre juridique clair pour l’ensemble des acteurs du secteur.
La discussion entre le vice-président du gouvernement et le président de la HAC s’inscrit dans un contexte où les États cherchent à reprendre la main sur des espaces numériques devenus centraux dans la formation de l’opinion publique. Au Gabon comme ailleurs, les réseaux sociaux ont profondément bouleversé l’équilibre traditionnel entre médias, institutions et citoyens.
Si la régulation apparaît aujourd’hui comme une nécessité pour lutter contre la désinformation et les dérives liées aux plateformes numériques, elle pose également la question de l’équilibre entre encadrement légal et respect des libertés publiques. La réforme du Code de la communication pourrait ainsi constituer une étape décisive pour redéfinir les règles du jeu dans un paysage médiatique en pleine transformation.



