Fonction Publique : Oligui Nguema menace le ministre et ses collaborateurs

Lors de sa visite surprise au Ministère de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a haussé le ton face aux agents de l’État. Au-delà de l’appel aux valeurs républicaines, le Chef de l’État a tenu des propos d’une fermeté inédite concernant l’absentéisme et le manque de productivité au sein de l’administration.
Cette visite, qui a débuté par la cérémonie solennelle de la levée des couleurs, avait pour but de souligner le rôle stratégique de ce ministère dans la gestion des carrières des agents publics.
Le Président a réaffirmé son attachement à des valeurs telles que la ponctualité, la discipline, la rigueur, le professionnalisme et l’éthique, jugées essentielles pour un service public de qualité.
Le ton est monté lors de sa visite inopinée des services. S’adressant directement aux responsables, le Président Oligui Nguema a fustigé le laxisme et l’absentéisme de certains fonctionnaires.

« Il faut trouver ceux qui ne viennent pas au travail et vous les licenciez, » a-t-il déclaré sans ambages.
Le Chef de l’État a particulièrement lié cette exigence de performance à l’impératif de la digitalisation de l’administration, un levier qu’il juge essentiel pour l’efficacité des services publics.
S’ils sont fatigués pour venir au travail à 7H30, on ne va pas les déranger, mais vous les licenciez, pour prendre des jeunes qui comprennent le numérique, la digitalisation, qui peuvent faire avancer les dossiers.

Visiblement déterminé à impulser un changement radical, le Président a mis les responsables, le ministre de tutelle en tête, face à leurs obligations.
« Pourquoi on va toujours rester avec les mêmes qui traînent les pas? Le pays a besoin d’avancer. On ne peut plus continuer comme ça! »
« Si vous êtes incapable de sanctionner, donnez-moi la liste des absents. Vous avez peut-être peur, mais moi j’assume.

Oligui Nguema a affirmé sa volonté de ne conserver que les éléments les plus méritants au sein de la fonction publique.
« S’il n’y a que 100 ou 60 personnes qui travaillent, on les gardera et le reste on n’en a pas besoin, on les renvoie. »
Cette sortie remarquée du Chef de l’État s’inscrit dans une volonté affichée de moderniser l’administration gabonaise et de la rendre plus performante.



