Football : Mario Lemina et Galatasaray qualifiés pour les huitièmes

Ce mercredi 25 février 2026 à Turin, Mario Lemina retrouvait la Juventus FC, son ancien club, en huitièmes de finale retour de la UEFA Champions League. Titulaire au milieu, Lemina a joué un rôle clé dans l’équilibre de son équipe. Battu 3-2 par la Juve, Galatasaray SK a frôlé l’élimination, mais se qualifie grâce à son large succès de l’aller.
L’affiche s’annonçait électrique, elle a tenu toutes ses promesses. D’entrée, le ton est donné. Positionné en milieu défensif dans un duo complémentaire avec Lucas Torreira, Lemina est chargé de l’équilibre, ce rôle ingrat mais vital où l’on colmate les brèches avant qu’elles ne deviennent des cicatrices. Titulaire indiscutable, il incarne ce métronome défensif qui rassure et ordonne.
Pourtant, la soirée bascule. Les Turcs encaissent trois buts. Le stade gronde, la Juventus pousse, et l’avance confortable du match aller (5-2 pour Galatasaray) fond comme la neige au soleil. En l’espace de 90 minutes, tout est à refaire : 5-5 sur l’ensemble des deux rencontres. Direction la prolongation.
À cet instant précis, la qualification ne tient plus qu’à un fil. Mais c’est justement dans ces moments d’incertitude que se forgent les destins européens. Galatasaray plie, sans rompre. Mieux encore, les Stambouliotes frappent aux moments clés : Victor Osimhen à la 105e minute, puis Barış Alper Yılmaz à la 119e. Deux coups de poignard dans le silence turinois.
Battus 3-2 au retour, les coéquipiers de Lemina valident néanmoins leur billet pour les huitièmes de finale, où ils affronteront Liverpool FC ou Tottenham Hotspur FC.
Lemina, au cœur de la tempête

Dans la bataille, Lemina n’a pas été ménagé. Présent sur les duels, précieux dans les replis défensifs, il a tenté sa chance d’une frappe lointaine restée sans succès. Éreinté, il cède sa place à la 87e minute, assistant depuis le banc à la qualification des siens. Spectateur malgré lui d’un dénouement qu’il a contribué à construire.
Au coup de sifflet final, le Gabonais affichait un sentiment mêlé, entre soulagement et frustration :
« Nous avons traversé un moment de doute, avec une sensation un peu étrange. Nous aurions pu mieux maîtriser la situation. Si nous sommes passés au tour suivant, c’est grâce à la qualité des joueurs de la Juventus FC. »
Une déclaration lucide, presque introspective. Loin de l’euphorie, Lemina préfère l’analyse à l’autosatisfaction.
« Nous devons apprendre de cette expérience, de ce que nous avons ressenti et de la manière dont nous avons géré les choses. »
Des mots qui traduisent une maturité européenne. Car au plus haut niveau, chaque frayeur est une leçon, chaque qualification un avertissement.
Il reste, par ailleurs, le seul joueur gabonais encore en lice, en Ligue des champions après l’élimination de Pierre-Emerick Aubameyang et de l’Olympique de Marseille. Une responsabilité symbolique, presque un flambeau national qu’il porte désormais seul sur la scène continentale. Le Gabon peut encore compter sur l’un de ses ambassadeurs les plus constants.



