Gabon : Ali Bongo interdit de rentrer au Royaume-Uni

L’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba se trouve actuellement dans l’impossibilité de regagner Londres. Installé depuis plusieurs semaines dans sa résidence parisienne de l’avenue Foch, il fait face à un obstacle administratif qui retarde son retour au Royaume-Uni, où vit une partie de sa famille.
Selon des informations rapportées par Jeune Afrique, ses documents de voyage ne lui permettraient plus d’entrer sur le territoire britannique. Lors d’une récente tentative de déplacement, son passage aurait été bloqué en raison d’un problème lié à son statut d’entrée au Royaume-Uni, détecté par les dispositifs de contrôle aux frontières.
Une nouvelle exigence britannique
Depuis avril 2025, les ressortissants français doivent obtenir une Autorisation Électronique de Voyage (ETA) pour se rendre au Royaume-Uni, sauf s’ils disposent d’un visa ou d’un titre de séjour valide. Or, la durée maximale de séjour autorisée dans ce cadre aurait été atteinte. L’ancien chef de l’État doit donc désormais engager une procédure classique de demande de visa pour pouvoir retourner à Londres.
Des démarches seraient en cours auprès des autorités britanniques afin de régulariser sa situation. En attendant l’issue de cette procédure, il demeure en France.
Une situation familiale délicate
Cette contrainte administrative a également des répercussions sur son entourage. Son épouse, Sylvia Bongo Ondimba, se trouve à Londres avec leurs enfants. Elle ne pourrait quitter le territoire britannique sans risquer de compromettre sa propre situation administrative, à moins d’obtenir un visa en bonne et due forme.
Pour rappel, Ali Bongo Ondimba avait quitté Libreville dans la nuit du 15 au 16 mai 2025, à l’issue d’une médiation conduite par le président angolais João Lourenço. Après une escale en Angola, la famille s’était installée dans leur résidence du quartier de Mayfair, à Londres.
Depuis son départ du Gabon, l’ancien dirigeant effectue régulièrement des séjours en France, notamment dans le cadre des procédures judiciaires qu’il a engagées contre les autorités gabonaises.
Ce nouvel épisode illustre les contraintes administratives auxquelles peuvent être confrontés d’anciens chefs d’État en situation de résidence à l’étranger, dans un contexte post-transition encore sensible pour le Gabon.



