Economie

Gabon : Arrêt des importations de poulet dès 2027

Le Gabon veut en finir avec sa dépendance aux importations de poulet de chair. Objectif affiché : stopper totalement les achats à l’étranger d’ici janvier 2027. Dans cette dynamique, le ministre de l’Industrie et de la Transformation locale, Me Lubin Ntoutoume, a reçu le 19 février à Libreville une délégation de l’entreprise espagnole Globaltec Ingeniería, venue proposer un ambitieux programme industriel dédié à la filière avicole.

Conduite par son directeur du développement commercial, José Maria Arribas Fontela, et son représentant local, Antonio Martinez, la société ibérique a présenté un projet structurant articulé autour de six pôles de production répartis sur l’ensemble du territoire. L’ambition : couvrir toute la chaîne de valeur, depuis la fabrication d’aliments pour bétail jusqu’aux abattoirs modernes et aux infrastructures de conservation, en passant par la production d’intrants.

Déjà implantée au Kenya et en Angola dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie et des énergies renouvelables, Globaltec mise sur son expertise pour repositionner le Gabon sur le terrain de l’autosuffisance alimentaire.

42 000 tonnes par an visées

Selon les projections avancées, chaque unité pourrait produire environ 7 000 tonnes de poulet par an, soit une capacité globale estimée à 42 000 tonnes annuelles. Un volume conséquent au regard des 65 000 tonnes actuellement importées chaque année, alors que la production locale plafonne à près de 4 000 tonnes.

Si le projet se concrétise, il permettrait donc de réduire drastiquement les importations et de renforcer l’offre nationale, avec en ligne de mire la stabilisation des prix sur le marché intérieur. Le ministre Lubin Ntoutoume a salué une initiative en cohérence avec la feuille de route des 100 jours de son département, conformément aux orientations du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Il a assuré que l’État accompagnera le partenariat à travers des facilités foncières ainsi que des mesures fiscales et douanières incitatives.

Les équipes techniques des deux parties travaillent désormais à lever les derniers points en suspens en vue de la signature prochaine d’un mémorandum d’entente.Au-delà des volumes, Globaltec affirme que le futur poulet « Made in Gabon » respectera les plafonds tarifaires fixés par les autorités, s’inscrivant ainsi dans la stratégie gouvernementale de lutte contre la vie chère.

À travers ce projet, le Gabon entend franchir un cap : transformer localement, créer de la valeur sur son sol et réduire une dépendance alimentaire qui pèse lourdement sur sa balance commerciale.

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