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Gabon-FMI : Les quatre « lignes rouges » imposées Oligui Nguema

Le Gabon s’apprête à renouer avec le Fonds Monétaire International (FMI). Si la conclusion d’un nouveau programme d’ici mai 2026 est érigée en « nécessité stratégique », le Président Oligui Nguema refuse de signer un chèque en blanc. Il a fixé au gouvernement un cadre de négociation strict pour préserver la souveraineté économique du pays.

Une mission du FMI séjourne actuellement au Gabon, fruit d’un dialogue renoué en janvier dernier à Brazzaville.

Pour Libreville, l’objectif de ce rapprochement est avant tout technique et réputationnel.

Il s’agit d’obtenir un « gage de crédibilité » indispensable pour rassurer les partenaires techniques et financiers internationaux et soutenir le programme national de transformation économique.

Le Ministre de l’Économie a ainsi été sommé d’accélérer les travaux pour aboutir à un accord avant le mois de mai.

Mais hors de question de revivre les cures d’austérité aveugles du passé.

Lors du Conseil des Ministres du 26 février, le Président de la République a fixé un « cadre de négociation clair et intangible ».

Ce cadre repose sur quatre piliers qui font figure de lignes rouges pour les émissaires de Bretton Woods.

Ainsi, on note la sanctuarisation des projets prioritaires, notamment ceux validés par le suffrage populaire et la protection effective des ménages vulnérables.

Autres lignes rouge, « la rationalisation rigoureuse des dépenses publiques, en vue d’éliminer toute charge improductive et une gestion proactive, de la dette publique ».

« Le recours au FMI est un instrument au service de la souveraineté économique et du développement durable du Gabon », précise le communiqué

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