Gabon : le prix du diesel parmi le plus bas du continent africain

Le Gabon confirme sa position parmi les pays africains où le coût du diesel reste relativement faible. Au premier trimestre 2026, le pays figure dans le top 10 continental des prix les plus bas, selon des données croisées de GlobalPetrolPrices et Business Insider Africa.
D’après les relevés de février et mars 2026, le litre de diesel est maintenu autour de 675 FCFA au Gabon. Un niveau nettement inférieur à la moyenne observée sur le continent, souvent supérieure à 900 FCFA dans de nombreux pays importateurs de produits pétroliers. Ce positionnement place le pays derrière des États comme la Libye, l’Algérie, l’Angola ou encore le Nigeria, mais le maintient dans un groupe restreint de pays aux tarifs relativement accessibles.
Cette situation s’explique en grande partie par le statut du Gabon en tant que pays producteur de pétrole. Membre de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), le pays bénéficie de ressources nationales qui contribuent à limiter les fluctuations trop importantes des prix à la pompe, malgré la volatilité du marché international.
À cela s’ajoute une politique publique de subvention des carburants, qui permet de contenir les coûts pour les consommateurs. Ces mécanismes visent à préserver le pouvoir d’achat des ménages, mais aussi à soutenir certains secteurs clés de l’économie, notamment le transport et la logistique.
Toutefois, ce modèle n’est pas sans enjeux. Le maintien de prix bas représente un effort budgétaire important pour l’État, dans un contexte où plusieurs pays africains ont engagé des réformes pour réduire progressivement les subventions aux carburants. À l’échelle régionale, ces ajustements ont souvent entraîné des hausses significatives des prix à la pompe.
Dans ce contexte, le Gabon fait le choix, pour l’instant, de privilégier la stabilité des prix, en lien avec ses capacités de production et ses orientations économiques. Une stratégie qui permet de contenir l’inflation liée aux coûts de transport, tout en posant la question de la soutenabilité à long terme de ces mécanismes de soutien.



