
Alors que les ménages gabonais sont régulièrement confrontés aux tensions sur l’approvisionnement en gaz butane, une lueur d’espoir se dessine à l’horizon. Une récente réunion de haut niveau entre l’État, la SOGARA et Perenco a dévoilé jusqu’à 35 000 tonnes de gaz domestique supplémentaires produites localement par an.

C’est une annonce qui pourrait bien soulager le panier de la ménagère à moyen terme.
Réunis récemment sous la houlette de Monsieur Thibault Gaël Idoumi, Directeur Général de l’Aval Pétrolier et Gazier (DGAPG), les responsables de la SOGARA et de la compagnie pétrolière Perenco Oil & Gas ont posé les jalons d’une dynamique pour l’approvisionnement énergétique du pays.
Au cœur des discussions, le vaste projet de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) du Cap Lopez.

Si ce projet vise avant tout l’exportation, il cache un atout majeur pour le marché local.
La production massive de Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL), plus connu sous le nom de gaz butane, celui-là même qui alimente les cuisinières de milliers de foyers gabonais.
35 000 tonnes pour réduire la dépendance

Malgré son statut de producteur de pétrole, le Gabon reste dépendant des importations pour satisfaire la demande nationale en gaz butane.
Une situation qui coûte cher à l’État (via les subventions de la SOGARA) et qui expose les consommateurs aux aléas logistiques et aux pénuries cycliques.
Le projet prévoit la mise sur le marché de 20 000 à 35 000 tonnes de gaz butane par an.

Ce volume, produit directement sur le sol gabonais, viendrait s’ajouter à l’offre existante, réduisant drastiquement le besoin d’importer ce combustible vital.
Si la nouvelle est bonne, il faudra toutefois s’armer de patience. La production de ces volumes est projetée à partir de 2030. Cette réunion s’inscrit donc dans une démarche d’anticipation.
L’objectif pour la DGAPG est de préparer dès aujourd’hui la croissance de la demande future pour éviter que les besoins des populations ne dépassent les capacités de production.



