
Le Ministre de l’Industrie, Me Lubin Ntoutoume, a présidé le 3 avril dernier la cérémonie de renouvellement des conventions du Programme Gabonais d’Évaluation de la Conformité (PROGEC). Un acte fort qui place la norme au cœur de la stratégie de croissance nationale.

« L’industrialisation n’est pas un slogan, mais une discipline. » C’est par ces mots fermes que le Ministre de l’Industrie et de la Transformation Locale a marqué le lancement d’une nouvelle étape pour le tissu industriel gabonais.
Le renouvellement des conventions du PROGEC s’affirme comme un pilier du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD 2026-2030).
Un rempart contre la « non-qualité »

Le coût de la non-qualité pèse lourd sur l’économie nationale et représente de 10 % du PIB.
Pour inverser la tendance, l’Agence Gabonaise de Normalisation (AGANOR) a scellé de nouveaux accords avec ses partenaires techniques, à savoir Cotecna, Bureau Veritas, SGS et Intertek.
Ces mandataires auront la lourde tâche de garantir que les produits circulant sur le marché répondent aux exigences les plus strictes.
L’objectif est non seulement de protéger le consommateur mais aussi d’armer les entreprises locales face à la concurrence de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF).
Vers une souveraineté industrielle

Le Ministre Lubin Ntoutoume a profité de cette tribune pour exhorter les partenaires internationaux à un respect rigoureux de leurs engagements.
Au centre des attentes, le transfert de compétences. Pour le gouvernement, la pérennité du modèle industriel gabonais repose sur la capacité des cadres nationaux à s’approprier ces processus d’évaluation, gage d’une véritable souveraineté sur le long terme.
Avec la signature de ces conventions, inscrite dans la feuille de route des 100 jours du ministère, le Gabon réaffirme son ambition de devenir un pôle industriel compétitif, structuré et résolument tourné vers l’excellence.


