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CAMES 2025 : L’échec lamentable des professeurs Gabonais

C’est une bérézina sans précédent. Une gifle magistrale qui résonne de Dakar jusqu’à Libreville. La note rectorale du 15 décembre 2025 est tombée comme un couperet : zéro admis, zéro admissible. Le Gabon termine dernier de la classe au 22ème Concours d’Agrégation SJPEG. Pour ceux qui règnent en maîtres absolus sur les amphithéâtres de l’Université Omar Bongo, le réveil est brutal.

Vue aérienne partielle de l’U.O.B

L’ironie est cruelle, mais savoureuse pour des milliers d’étudiants gabonais.

Ces mêmes enseignants, prompts à terroriser les amphithéâtres, à distribuer des notes arbitraires à la tête du client et à bloquer indéfiniment des soutenances par pur ego, viennent de se faire recaler par leurs pairs africains.

Et pas de n’importe quelle manière; « tous ajournés dès l’épreuve des travaux ».

Traduction : avant même d’ouvrir la bouche pour une leçon magistrale, leurs dossiers scientifiques ont été jugés insuffisants.

La « rigueur » qu’ils prétendent imposer aux étudiants avec tant de zèle semble cruellement faire défaut à leurs propres publications.

À Libreville, ils jouent aux intouchables, brisant parfois des carrières étudiantes sur un coup de tête.

Vue des Lauréats CAMES

Mais à Dakar, face au miroir de l’excellence internationale, les masques sont tombés.

L’autorité ne se décrète pas par la peur ou le chantage à la note, elle se gagne par la compétence et la production intellectuelle.

Or, le jury du CAMES vient de signifier au monde universitaire gabonais que le roi est nu.

Vue du jury lors du concours d’agrégation

Le Recteur Jean-Jacques Tony Ekomie a beau rappeler avec nostalgie le temps où le Gabon occupait le « premier rang », la réalité de 2025 est celle d’un déclassement total.

L’UOB ne forme plus l’élite, et pire, ses formateurs ne sont plus au niveau.

La réunion de crise convoquée ce mercredi 17 décembre à l’amphithéâtre Isaac Nguema ne devra pas être une simple formalité administrative.

Ce sera le procès de la médiocrité et de l’arrogance.

Ces « Dieux » de l’UOB devront descendre de leur piédestal et expliquer pourquoi ils sont incapables de franchir la barre qu’ils placent pourtant si haut pour leurs propres étudiants.

Le mythe de l’infaillibilité professorale vient d’exploser en plein vol.

Messieurs les candidats malheureux, une leçon d’humilité s’impose. Avant de juger sévèrement, assurez-vous d’être vous-mêmes à la hauteur.

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