
C’est une cardiologue qui prend le pouls du système sanitaire gabonais. À peine installée dans ses fonctions, la Professeure Elsa Joséphine N’kana Ayo Epse Bivigou, ancienne directrice générale du CHU de Libreville, a décliné sa feuille de route devant l’administration centrale. Son crédo, une gestion « humaine, scientifique et rigoureuse ».

« La santé n’est pas un simple secteur administratif »
Lors de la passation de charges, la nouvelle Ministre a tenu à marquer une rupture avec une vision purement bureaucratique.
« La santé touche à l’essentiel : la vie, la dignité et le bien-être », a-t-elle martelé.
Pour la Pr N’kana Ayo, chaque patient doit être accueilli avec respect, transformant chaque acte médical en une « victoire pour le pays ».
Priorité à la science et à la compétence

Tout en saluant les réformes engagées par son prédécesseur, le Pr Adrien Mougougou, la nouvelle tutelle entend baser sa gouvernance sur des « évidences scientifiques » et des données fiables.
Elle a fixé un cap clair, celui de la réhabilitation des infrastructures, la motivation du personnel et la poursuite de la couverture sanitaire universelle.

Le message aux collaborateurs est sans équivoque. « La compétence et l’intégrité seront les seuls critères de reconnaissance ».
Une exigence de transparence qu’elle promet également aux partenaires financiers, conformément à la vision du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour bâtir un système de santé résilient et accessible à tous.



