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L’électricité : 60 milliards dans l’eau à Ayémé ?

Présentée comme le remède miracle aux délestages chroniques qui empoisonnent les gabonais, la centrale solaire de la Plaine d’Ayémé s’apparente aujourd’hui à un coûteux mirage. Un an et demi après son inauguration, le décalage abyssal entre les promesses et la réalité demandent où sont passés les mégawatts promis ?

Inaugurée en novembre 2024, la centrale solaire d’Ayémé, construite par le Français Solen pour 60 milliards de FCFA, devait ouvrir la voie du Gabon à la souveraineté énergétique verte.

Les chiffres faisaient rêver une population exaspérée.

Les beaux discours des autorités parlait de 300 000 foyers alimentés, une capacité immédiate de 30 MW et la promesse d’atteindre 120 MW à terme.

Aujourd’hui, l’illusion s’est dissipée et les Gabonais, eux, continuent d’allumer des bougies.

Les chiffres ne mentent pas

Un an et demi après ce lancement, les coupures d’électricité demeurent le lot quotidien.

En cause ? Une production réelle bien éloignée des slogans officiels. Une visite ministérielle de juin 2025 a mis en lumière l’ampleur du fiasco.

Sur les 30 MW annoncés en première phase, la centrale plafonne péniblement à 7,5 MW disponibles.

Pire, le système de stockage par batteries n’injecte qu’un dérisoire 2 MW par heure dans le réseau.

L’investissement de 60 milliards de FCFA semble s’être évaporé, sans le moindre bénéfice pour les Gabonais.

L’écologie alibi

Le gouvernement s’obstine à faire d’Ayémé la vitrine de sa stratégie nationale, visant 80 % d’énergies renouvelables d’ici 2030.

Mais à quoi sert un mix « vert » sur le papier si les ampoules restent éteintes ?

Sans une accélération drastique des extensions et une optimisation de la production, cette centrale rejoindra la longue liste des éléphants blancs de la République.

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