
Le communiqué final du Conseil des Ministres du 26 février 2026 résonne comme une véritable démonstration de force. Face aux secousses numériques, et aux lenteurs de son administration, le Président de la République a choisi de projeter l’image d’un leader intraitable. Décryptage d’une posture d’autorité assumée.

Il y a des Conseils des ministres qui ressemblent à de longs fleuves tranquilles, de simples chambres d’enregistrement administratif.
Celui de ce jeudi 26 février 2026 n’en fait pas partie. À la lecture du communiqué final, un mot s’impose : Autorité.
Du début à la fin de la séance, Brice Clotaire Oligui Nguema s’est employé à démontrer qu’il tenait fermement la barre du navire Gabon.
Des sources internes indique un durcissement de ton face à une double urgence sécuritaire et politique.

Le « patron » face aux turbulences numériques
Le premier acte d’autorité s’est joué sur le terrain brûlant de la liberté d’expression en ligne.
Alors que la restriction de certains réseaux sociaux fait gronder l’opinion, le Chef de l’État a refusé de se cacher derrière des prétextes techniques. Il assume frontalement un « acte de souveraineté et de responsabilité ».
Le vocabulaire est pesé pour frapper les esprits. Ici on ne parle pas de censure, mais de « garde-fous » face à des « manœuvres de déstabilisation ».
Oligui Nguema envoie un message clair à ses détracteurs. Sous sa Cinquième République l’ordre public primera toujours sur les protestations virtuelles.
La reprise en main de l’appareil d’État

L’autorité présidentielle s’est égalemét abattue sur ceux-là mêmes qui sont censés la mettre en œuvre à savoir les membres du Gouvernement.
Sommé de faire preuve de « solidarité » et fustigé pour son « déficit d’anticipation », l’exécutif s’est vu rappeler à ses « obligations fondamentales ».
Avec l’instauration du principe de « géocompétence », le Chef de l’État s’érige en DRH suprême de la République. Il promet de scruter personnellement les choix de ses ministres.

À travers ce double tour de vis sécuritaire, et interne, Brice Clotaire Oligui Nguema cherche à dissiper toute impression de flottement.
Au Gabon, il y a un cap, il y a des règles, et il y a surtout un seul maître à bord, Brice Clotaire Oligui Nguema.



