Libreville : Interpellation d’un agent de la Cour de Cassation

Un incident inhabituel s’est produit le 11 mars 2026 au palais de justice de Libreville. Gaël Oye Meye, agent de la main-d’œuvre non permanente affecté à la Cour de cassation, a été interpellé en situation de flagrance alors qu’il aurait illicitement prélevé du cannabis conservé parmi des produits stupéfiants placés sous main de justice. Selon plusieurs sources judiciaires concordantes, l’intéressé aurait été surpris en possession de la substance par le procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, accompagné d’agents des services spéciaux.
Les faits seraient survenus en marge d’une audience solennelle organisée le même jour à la Cour d’appel, consacrée à la prestation de serment de 23 agents de l’Agence Nationale d’Investigation Financière (ANIF). Affecté aux tâches techniques lors de cette cérémonie, Gaël Oye Meye assurait notamment la gestion du dispositif de sonorisation.
Entendu sur les circonstances de l’incident, l’agent a reconnu les faits. Il a expliqué avoir été intrigué par l’odeur de chanvre indien provenant de sacs entreposés dans une pièce voisine de celle réservée aux pièces à conviction. À l’issue de la cérémonie, il serait retourné dans cet espace pour s’approprier une quantité de la substance, affirmant qu’elle était destinée à sa consommation personnelle.
Conduit à la brigade spéciale de police judiciaire située dans l’enceinte du palais de justice de Libreville, il aurait de nouveau admis les faits devant la presse nationale présente sur place, tout en exprimant des regrets. Le cannabis concerné faisait partie des saisies judiciaires destinées à être détruites lors d’une opération officielle d’incinération prévue le 17 mars 2026, sous l’autorité du parquet général.
Placée en garde à vue pour les besoins de l’enquête, la personne interpellée devrait être présentée le 16 mars devant le parquet de la République près le tribunal de première instance de Libreville. Les autorités judiciaires devront alors apprécier les qualifications pénales susceptibles d’être retenues, notamment celles liées à la soustraction de scellés judiciaires et à la détention illicite de stupéfiants.
Au-delà du cas individuel, cette affaire met en lumière la diversité des personnels intervenant dans le fonctionnement des juridictions, notamment les agents relevant de la main-d’œuvre non permanente chargés de missions d’appui logistique. Elle relance également les interrogations sur les conditions de conservation et de sécurisation des pièces à conviction au sein du palais de justice de Libreville.



