Libreville : un budget 2026 de plus de 30,7 milliards FCFA au cœur du Conseil municipal

Réunis du 9 au 10 avril à l’Hôtel de ville, les conseillers municipaux de Libreville planchent sur le budget primitif 2026, un projet financier en forte progression qui traduit les ambitions de développement de la capitale gabonaise.
Dès l’ouverture de la session ordinaire, le maire Pierre Matthieu Obame Etoughe a insisté sur la portée politique de ces assises, appelant les élus à mesurer la responsabilité qui leur incombe. Selon lui, au-delà d’un exercice administratif, l’adoption du budget constitue un levier décisif pour orienter l’avenir de la ville et améliorer les conditions de vie des populations.
Le projet de budget soumis à examen s’élève à plus de 30,7 milliards de francs CFA, soit une augmentation d’environ 20 % par rapport à l’année précédente. Une progression que l’exécutif municipal présente comme le signe d’une volonté affirmée de renforcer les capacités d’action de la commune. L’objectif affiché est notamment de consolider l’autonomie financière de Libreville, avec un niveau d’autofinancement estimé à plus de 1,7 milliard de francs CFA.
Dans le détail, ce budget repose sur plusieurs priorités structurantes : amélioration du cadre de vie, modernisation des infrastructures, digitalisation des services municipaux, ou encore maîtrise de l’endettement. Des crédits spécifiques sont également alloués aux actions de proximité, notamment dans les arrondissements, ainsi qu’aux initiatives liées à la salubrité et à l’engagement citoyen.
Au-delà des orientations budgétaires, la session doit permettre d’examiner une série de projets jugés stratégiques pour la ville. Parmi eux figurent la poursuite des travaux de l’annexe de l’Hôtel de ville, le renforcement des équipements municipaux, ou encore la recherche de partenariats pour l’acquisition de matériels roulants. Certaines questions sensibles sont également inscrites à l’ordre du jour, notamment la localisation d’un nouveau cimetière municipal et l’encadrement des primes.
Ces travaux s’inscrivent dans un contexte national marqué par la volonté des autorités de renforcer la décentralisation. Une dynamique à laquelle la municipalité entend s’arrimer, en cherchant à doter Libreville de moyens accrus pour piloter son développement.
À l’issue de cette session, les décisions adoptées devraient définir les grandes orientations budgétaires et opérationnelles de la capitale pour l’année 2026, avec en ligne de mire une gestion plus autonome et une transformation progressive des services urbains.



