Lutte contre le braconnage au Gabon : une salle hautement sécurisée pour tracer et protéger l’ivoire saisi

Le Gabon renforce son arsenal contre le braconnage et le trafic de produits fauniques. Le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, et l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, ont officiellement réceptionné la nouvelle Salle nationale de stockage d’ivoire, une infrastructure stratégique dédiée à la sécurisation des stocks d’ivoire issus des saisies réalisées lors des opérations anti-braconnage.
Cette réalisation s’inscrit dans le cadre du partenariat entre le Gabon et l’Agence française de développement (AFD), financé à travers l’Accord de conversion de dette France-Gabon. L’objectif est clair : garantir la protection, l’inventaire et la traçabilité de l’ivoire confisqué, tout en répondant aux exigences internationales en matière de transparence et de lutte contre le commerce illégal.
Conçue selon les standards internationaux, la salle permet de centraliser l’ensemble des ivoires saisis sur le territoire national. Elle réduit ainsi considérablement les risques de détournement, de disparition ou de réintroduction frauduleuse sur les circuits de trafic. Pour les autorités, il s’agit d’un outil opérationnel majeur dans la lutte contre la criminalité faunique.
Le bâtiment, de type R+1, a été spécialement aménagé pour assurer à la fois la sécurité physique des stocks et leur conservation optimale. Il offre également un cadre adapté à la mise en place de procédures de suivi rigoureuses, conformes aux conventions internationales relatives à la protection de la faune sauvage, notamment celles encadrant le commerce de l’ivoire.
Au quotidien, cette infrastructure doit servir de levier pour la prévention et la répression des infractions liées au trafic d’ivoire. Elle facilite la coordination entre les différentes administrations impliquées – forces de sécurité, services forestiers et autorités judiciaires – et renforce la crédibilité du Gabon dans sa politique de protection des éléphants.
Le projet remonte au 2 mai 2024, date à laquelle le ministre Maurice Ntossui Allogo avait posé la première pierre de ce qui était alors présenté comme la « Maison de l’Ivoire ». Financé par l’AFD, le bâtiment répond à un double objectif : sécuriser durablement les ivoires saisis et mettre fin à l’incinération systématique des stocks confisqués, tout en affirmant l’engagement du Gabon contre le braconnage.
Avec cette nouvelle infrastructure, le pays franchit une étape supplémentaire dans la protection de sa faune et dans la lutte contre un trafic qui menace directement les populations d’éléphants et l’équilibre des écosystèmes.



