Mine de Baniaka : le pari du fer gabonais pour 2026.

Alors que le Gabon accélère sa stratégie de diversification économique, le projet d’exploitation du gisement de fer de Baniaka entre dans une phase décisive. Les autorités et les responsables de la société porteuse du projet ont récemment fait le point sur l’état d’avancement des informations travaux, confirmant une mise en production envisagée à l’horizon 2026.
Reçu en audience à Libreville, le directeur des relations gouvernementales de REMINAC, Thierry Makando, a échangé avec le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, sur les progrès enregistrés et les prochaines étapes du chantier. Cette rencontre a permis d’évaluer les perspectives opérationnelles d’un projet présenté comme stratégique pour le secteur minier national.
Implanté au Gabon depuis 2012, le groupe Genmin prévoit de lancer l’exploitation industrielle du site de Baniaka d’ici la fin de l’année 2026. La première phase devrait permettre d’atteindre une capacité de production annuelle estimée à 5 millions de tonnes de minerai de fer. À moyen terme, l’objectif affiché est de porter ce volume à 10 millions de tonnes par an, à l’horizon 2030.
Dans cette dynamique, le président du conseil d’administration du groupe, Greg Lilleyman, est attendu au Gabon en avril prochain. Sa visite officielle devrait donner lieu à des échanges avec les autorités nationales sur les avancées techniques du projet, mais aussi sur les retombées économiques et sociales attendues.
Sur le plan de l’emploi, les promoteurs du projet assurent vouloir privilégier la main-d’œuvre locale. À ce jour, environ 120 Gabonais seraient déjà mobilisés dans les différentes phases préparatoires.
À terme, la mise en exploitation pourrait générer près de 700 emplois directs, auxquels s’ajouteraient un nombre équivalent d’emplois indirects, notamment dans les services, la logistique et la sous-traitance.
Au-delà des chiffres, le projet de Baniaka s’inscrit dans une vision plus large : renforcer la contribution du secteur extractif à la croissance nationale, tout en réduisant la dépendance aux hydrocarbures. Reste désormais à transformer les engagements en résultats concrets, dans un contexte où les attentes en matière d’emplois, de développement local et de transparence demeurent forts.



