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OYEM : Des voleurs de lumières aux arrêts

Pendant que les habitants d’Oyem subissaient des coupures de courant à répétition, une véritable mafia interne siphonnait les réserves de la SEEG. Plus de 100 000 litres de carburant ont été détournés. Six personnes dorment aujourd’hui en prison.

C’est une affaire de trahison et de pillage en bande organisée qui secoue la capitale du Woleu-Ntem.

Vendredi 27 mars 2026, six individus ont été placés en détention préventive à la prison centrale d’Oyem.

Ils sont accusés d’avoir orchestré un vaste réseau de vol de gazole à la centrale thermique de Méthui.

Un situation qui a plongée délibérément la ville dans le noir.

L’ennemi était de l’intérieur

Près de 100 000 litres de gazole destinés à éclairer la ville se sont évaporés.

Selon l’enquête de la Section des recherches de la Gendarmerie nationale, consécutive à une plainte de la Direction générale de la SEEG, le réseau était parfaitement huilé.

Sur les six suspects écroués, on compte un chauffeur-revendeur de nationalité camerounaise, un ex-employé de la SEEG révoqué en février dernier, et quatre agents de l’entreprise encore en poste au moment des faits.

Les premières auditions attribuent à l’un des cerveaux présumés le détournement de plus de 73 000 litres, et 27 000 litres à un autre comparse.

Train de vie insolent et cynisme

Vue partielle de la ville

Alors que les familles oyemoises perdaient leurs provisions à cause des délestages et que l’économie locale tournait au ralenti, les suspects menaient la grande vie.

Un train de vie totalement disproportionné par rapport à leurs revenus officiels.

Se croyant intouchables, ils auraient superbement ignoré les précédentes alertes de leur hiérarchie, balayant du revers de la main demandes d’explications et sanctions administratives.

La fin de l’impunité

Visés par des charges de « vol aggravé » (passibles de lourdes peines selon les articles 295 et 296 du Code pénal), les six accusés font désormais face à la justice.

L’affaire entre en phase d’instruction, mais dans les rues d’Oyem, la population exige déjà un procès exemplaire.

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