CAN 2025 : de la contestation au respect, Atcho signe un arbitrage parfait

Critiqué par une partie du public sénégalais avant le coup d’envoi, l’arbitre international FIFA Pierre Ghyslain Atcho a choisi de répondre sur le terrain. Mercredi 14 janvier 2025, lors de la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations opposant le Sénégal à l’Égypte, le Gabonais a livré une prestation de haut niveau, faisant taire les doutes et s’imposant comme l’un des hommes forts de la rencontre.
Une demi-finale maîtrisée de bout en bout

Dans un match à forte intensité, conclu par une victoire du Sénégal (1-0) sur un but de Sadio Mané, Pierre Ghyslain Atcho a parfaitement contrôlé les débats. Sa lecture du jeu, sa gestion des duels et son sens du timing ont permis de maintenir la rencontre dans un cadre strictement sportif. Au total, 21 fautes ont été sifflées, trois cartons jaunes distribués et deux positions de hors-jeu signalées, sans jamais interrompre inutilement le rythme du jeu.
Autorité, sérénité et cohérence dans les décisions
Sur la pelouse, l’arbitre gabonais a dégagé une autorité naturelle, imposant le respect par la constance de ses décisions. Dans un contexte tendu, marqué par l’enjeu et la pression populaire, il n’a jamais paru hésitant. Chaque coup de sifflet semblait assumé, chaque décision expliquée par le jeu lui-même, donnant à cette demi-finale une rare fluidité.
Un sans-faute dans une CAN sous haute tension

Cette prestation s’inscrit dans un parcours irréprochable depuis le début de la CAN 2025. Pierre Ghyslain Atcho avait auparavant officié lors du match de poules entre l’Algérie et le Soudan (3-0), puis en huitième de finale opposant l’Égypte au Bénin le 5 janvier dernier (3-1 après prolongation). Trois rencontres dirigées, aucune polémique majeure, dans un tournoi pourtant marqué par de nombreuses controverses arbitrales.
Un statut confirmé sur la scène africaine
Âgé de 33 ans, le Gabonais n’est plus un arbitre en devenir mais une référence continentale. Récompensé la saison dernière par le prix du meilleur arbitre du championnat gabonais, il confirme aujourd’hui qu’il est le meilleur sifflet sur la scène nationale et qu’il s’impose désormais parmi les arbitres africains les plus fiables et respectés.
Une présence gabonaise remarquée

La demi-finale Sénégal–Égypte a également mis en lumière l’arbitrage gabonais dans son ensemble. Amos Ndong et Boris Moutsassi ont pris part à la rencontre en qualité d’arbitres assistants 3 et 1, contribuant à la bonne tenue de la rencontre et à la crédibilité du corps arbitral gabonais au niveau continental.
Le sifflet gabonais voit plus loin

En réussissant une prestation aussi solide dans un contexte aussi exposé, Pierre Ghyslain Atcho a clairement franchi un palier. La Confédération africaine de football peut se réjouir de compter un arbitre de ce calibre, dont la régularité et la maîtrise font désormais de lui un candidat sérieux pour les grandes compétitions à venir, notamment la Coupe du monde 2026. Le sifflet gabonais ne se contente plus d’exister : il s’impose.



