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Suspension des Réseaux sociaux : « le bouton off ne passe pas »

La tension était palpable hier soir à la lecture du communiqué de la Haute Autorité de la Communication (HAC). La sanction devait être sévère avec une « suspension immédiate » des réseaux sociaux sur tout le territoire. Pourtant, ce matin, Facebook, WhatsApp et TikTok fonctionnent toujours à plein régime. La censure a-t-elle pris du retard ?

« L’immédiat » à la gabonaise

C’est le principal sujet de conversation ce matin sur les plateformes censées être fermées. L’adjectif « immédiate » martelé par la HAC est devenu la risée du web.

Si la menace est sérieuse, son application semble se heurter aux réalités du temps administratif local.

L’internaute Burel Lewis résume le sentiment général avec ironie.

« Suspension IMMÉDIATE, ce n’est pas la même définition que nous avons du terme « immédiat » hein, ou bien même là-bas il y a retard… ».

L’humeur est à la plaisanterie. Sur Facebook, les mèmes se multiplient pour imaginer les coulisses de cette non-coupure.

Yannick Etoughe, très actif, imagine un dialogue surréaliste entre les autorités et les techniciens « Appuie un peu sur le bouton là… Non c’est pas ça. Et l’autre là ? ».

D’autres comme Mikail BA plaisantent en suggérant que « l’humain qui doit appuyer sur le bouton n’est pas encore à son poste ».

Comme si la censure elle-même était victime des embouteillages de Libreville.

Les VPN sont prêts

Derrière l’humour, c’est une population rodée à l’exercice qui s’organise. Ce n’est pas la première fois que le Gabon fait face à des menaces de restrictions numériques.

L’effet de surprise est nul et la parade est déjà en place.

« Qu’ils coupent, on est déjà connectés ailleurs », peut-on lire dans les groupes de discussion.

La majorité des utilisateurs actifs ont déjà installé leurs VPN (Réseaux Privés Virtuels), ces tunnels numériques qui permettent de simuler une connexion depuis l’étranger.

Pour beaucoup, le « Plan B » est activé avant même que le « Plan A » ne soit coupé.

Pour ceux qui craignent une coupure totale d’Internet , les alternatives s’échangent.

On parle de retour aux SMS classiques, chaînes de mails et même les bonnes vieilles fréquences radio.

Pour l’heure, à Libreville, la vie numérique continue. La HAC a ordonné le silence, mais pour l’instant, le Gabon rit encore en ligne.

Reste à savoir si ce retard n’est qu’un bug technique ou le calme avant la déconnexion.

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