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Tchibanga : l’aéroport au ralenti

Projet phare pour le désenclavement de la province de la Nyanga, la construction du nouvel aéroport de Tchibanga suscite de vives inquiétudes. Une récente mission d’inspection a révélé un retard majeur dans l’exécution des travaux. Un constat qui jette l’ombre sur cette infrastructure stratégique.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et ont de quoi inquiéter les autorités.

Lancé le 12 novembre 2024, le chantier du nouvel aéroport de Tchibanga devait initialement livrer ses premières pistes en février 2025.

Pourtant, plusieurs mois après le début des travaux, le taux de réalisation peine à franchir le cap des 30 %.

Un retard jugé d’autant plus critique que l’État a d’ores et déjà décaissé 50 % de l’enveloppe budgétaire globale prévue pour le projet.

Face à ce décalage flagrant entre le calendrier prévisionnel et la réalité du terrain, une mission conjointe d’experts du secteur aéronautique s’est récemment rendue sur le site.

Composée de spécialistes de l’Asecna, de l’ANAC et de l’ONSFAG, accompagnés par les responsables du National Service, la délégation avait pour but d’évaluer la qualité des ouvrages et le respect strict des normes de sécurité et de sûreté.

Le constat dressé par les inspecteurs est sans équivoque.

Profitant de cette descente sur le terrain, les experts ont fermement interpellé l’entreprise en charge des travaux, exigeant une accélération immédiate de la cadence.

Un enjeu de développement

Pour la province de la Nyanga, l’urgence est de mise.

L’aéroport est un outil indispensable pour briser l’isolement de cette région du sud du Gabon.

La livraison de cette infrastructure est très attendue pour faciliter la mobilité des populations, attirer des investissements et stimuler le tissu économique local.

Ce chantier s’inscrit plus largement dans la politique nationale de modernisation des infrastructures aéroportuaires du pays.

Mais pour que cette ambition prenne son envol, la rigueur technique et le respect des délais doivent redevenir la priorité.

La pression est désormais sur les épaules de l’entreprise adjudicataire, qui devra mettre les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu sans sacrifier la qualité et la sécurité de l’ouvrage.

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