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Transgabonais : Saturation en vue

Le secteur minier gabonais est en plein essor, mais son artère vitale menace de s’engorger. Lors d’une récente rencontre d’urgence initiée par le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema, a réuni la SETRAG et les opérateurs du secteur. Il semble que le chemin de fer Transgabonais a atteint ses limites.

Avec un trafic actuel frôlant les 11 millions de tonnes annuelles pour une capacité maximale estimée à 12 millions, la marge de manœuvre logistique du pays est quasi inexistante.

Mise en service en 1986, cette infrastructure historique est aujourd’hui le principal goulot d’étranglement de l’économie extractive.

En l’état, la voie ne pourra pas absorber les futurs pics de production.

Cette pression logistique se traduit déjà par des tensions financières.

Pour financer la réhabilitation indispensable de la ligne et faire face à l’explosion du coût des matériaux importés, la SETRAG a, depuis 2022, augmenté ses tarifs de droit de passage de 1 à 2 FCFA par tonne/an en moyenne.

Une hausse qui crispe les opérateurs miniers.

Arbitre, le ministre des Mines a imposé la création d’une rencontre annuelle de concertation.

Il s’agit d’instaurer une transparence totale sur les tarifs, les volumes et les travaux.

Conformément à la convention de concession, l’augmentation inéluctable des volumes transportés va exiger des investissements massifs.

Le Gabon doit désormais moderniser et étendre les capacités de son rail, sous peine de voir son boom minier freiné par sa propre logistique.

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