Société

Affaire Bilie-By-Nze : la Cour d’appel se prononce ce 12 mai sur sa demande de liberté provisoire

Le sort judiciaire de l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze pourrait connaître un tournant ce lundi 12 mai 2026. La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Libreville doit en effet examiner la demande de mise en liberté provisoire introduite par ses avocats dans le cadre de la procédure ayant conduit à son placement en détention préventive.

D’abord prévue le 8 mai, l’audience avait finalement été renvoyée d’office pour des raisons procédurales, selon des sources judiciaires. Ce report serait notamment lié à la nécessité de notifier les mémoires de la défense à la partie civile, conformément au principe du contradictoire qui encadre les procédures judiciaires.

L’affaire porte sur un contentieux relatif au recouvrement présumé d’une créance estimée à 5 millions de FCFA impliquant Dame Baba Ramatou. Avant toute décision, la juridiction devait donc s’assurer que chaque partie ait bien accès aux éléments de procédure et puisse faire valoir ses arguments dans des conditions régulières.

Une décision très attendue

Du côté du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), auquel appartient l’ancien chef du gouvernement, le report de l’audience a été vivement critiqué. La formation politique estime que cette succession de procédures contribue à prolonger inutilement la détention de son leader.

Dans une déclaration relayée par les proches du parti, l’EPG évoque une lenteur judiciaire préoccupante et dénonce ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la procédure à caractère politique. Pour la défense de Alain-Claude Bilie-By-Nze, les conditions justifiant le maintien en détention préventive ne seraient plus réunies. Ses avocats mettent notamment en avant les garanties de représentation de leur client ainsi que l’absence de risque de fuite ou de menace pour l’ordre public.

Les magistrats face à plusieurs enjeux juridiques

Lors de l’audience du 12 mai, les magistrats de la chambre d’accusation devront déterminer si le maintien en détention provisoire reste juridiquement fondé. La justice devra notamment apprécier plusieurs critères habituellement retenus dans ce type de dossier : le risque de fuite, une éventuelle collusion avec des témoins ou encore les impératifs liés à la préservation de l’ordre public.

Cette audience apparaît donc comme une étape décisive dans cette affaire particulièrement suivie par l’opinion publique et la classe politique gabonaise. Au-delà du cas personnel de Alain-Claude Bilie-By-Nze, ce dossier remet également au centre des débats la question de l’indépendance de la justice, de l’équilibre entre procédure judiciaire et tensions politiques ainsi que du respect des droits de la défense dans les affaires impliquant d’anciens hauts responsables de l’État. Quelle que soit la décision attendue ce 12 mai, celle-ci pourrait avoir des répercussions importantes aussi bien sur le plan judiciaire que politique.

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