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Moanda : Un lycée à la charge des parents

Au lycée public Les Lauriers, ce ne sont plus les caisses de l’État qui assurent les salaires, mais les poches des familles. Une situation « ubuesque » qui menace la survie de l’établissement hypothèque les épargnes des familles.

C’est une scène qui illustre parfaitement le système D poussé à son paroxysme.Samedi dernier, l’Association des Parents d’Élèves (APE) du lycée Les Lauriers de Moanda s’est réunie en urgence.

L’ordre du jour, sortir une nouvelle fois le chéquier pour payer les enseignants vacataires, en grève depuis le 4 mai parcrainte d’impayés.

Le constat est vertigineux. Sur l’ensemble du corps enseignant, on ne compte que 17 fonctionnaires affectés par l’État.

Pour faire tourner la machine, l’établissement dépend d’une vingtaine de vacataires.

En clair, la majorité de l’enseignement repose sur un financement privé au sein d’un établissement public.

Depuis la création de l’établissement en 2019, les parents pallient les carences du ministère de l’Éducation nationale.

Mais avec l’augmentation des effectifs et l’ouverture prévue de nouvelles classes de Première, le point de rupture est atteint.

« Nous ne pourrons plus supporter les vacations », a tranché Singa Mvebéka Wolf, président de l’APE.

L’as de jouer les employeurs de substitution, les parents posent désormais un ultimatum.

Soit l’État prend ses responsabilités en nommant des titulaires, soit le lycée doit être rétrogradé au rang de simple collège (CES) pour limiter les frais.

Si cette énième mobilisation financière va permettre de sauver l’année scolaire 2025-2026, elle pose une question de fond : jusqu’où le service public d’éducation peut-il reposer sur la seule solidarité des familles ?

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