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UOB : les enseignants-chercheurs en grève faute de vacations

L’Université Omar Bongo fait face à une nouvelle tension sociale. Réunis en assemblée générale le lundi 11 mai 2026 à l’amphithéâtre Frantz Fanon, les membres du Syndicat national des enseignants-chercheurs de l’UOB (SNEC-UOB) et ceux de la Force de réflexion et d’action pour l’enseignement supérieur (FRAPES) ont décidé de suspendre immédiatement les examens ainsi que l’ensemble des activités pédagogiques au sein de l’établissement.

À l’origine de cette décision, le non-paiement des vacations universitaires. Les organisations syndicales affirment que plusieurs périodes académiques restent concernées par des arriérés, notamment l’année universitaire 2022-2023, le second semestre 2024-2025 et le premier semestre 2025-2026.

Dans leur communiqué conjoint, signé par Mathurin Ovono Ébè pour le SNEC-UOB et Dacharly Mapangou pour la FRAPES, les enseignants-chercheurs conditionnent toute reprise des cours et des évaluations au règlement intégral des sommes dues.

Ils dénoncent des retards de paiement répétés qui, selon eux, fragilisent durablement les conditions de travail du personnel enseignant.

Vue des enseignants-chercheurs (I.I)

Cette suspension intervient dans un contexte déjà délicat pour l’université, où les étudiants tentent encore de rattraper plusieurs perturbations ayant affecté le calendrier académique ces dernières années.

L’arrêt des examens pourrait ainsi entraîner de nouveaux retards dans la validation des semestres, les soutenances et l’organisation générale de l’année universitaire.

Vue des étudiants

Les syndicats avaient pourtant alerté les autorités depuis plusieurs semaines sur la possibilité d’un mouvement de grève.

Des échanges avaient été engagés avec le ministre de l’Enseignement supérieur, Edgar Mombo, afin de trouver une issue à la crise. Mais à ce stade, aucune solution concrète n’a encore été annoncée.

Si le conflit venait à s’intensifier, cette mobilisation constituerait le premier grand dossier social à gérer pour Edgar Mombo depuis sa nomination à la tête du département ministériel.

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