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LIP-Matanda : Le théâtre de l’impuissance de l’Etat

Le spectacle des bulldozers est terminé, les caméras sont parties, et avec
elles, l’autorité de l’État. À LIP-Matanda, le désordre reprend ses droits,
révélant une administration incapable de transformer un coup d’éclat
médiatique en une politique durable.

Il y a quelques mois, l’opération se voulait historique, raser l’anarchie pourrestaurer l’ordre.

On nous promettait la fin des trafics, la protection de la mangrove et le retour de la loi.

Aujourd’hui, les habitations de fortune repoussent, les fumoirs de poisson tournent à plein régime et les ordures s’entassent à nouveau.

L’État du « coup de poing », pas du suivi

Le problème est désormais identifié. Au Gabon, on sait casser, mais on ne saitpas maintenir.

Une décision politique, aussi ferme soit-elle, ne vaut rien si l’exécution administrative s’arrête au départ des engins de chantier.

« Laisser les anciens déguerpis se réinstaller sans rien faire, faire preuve de faiblesse », témoigne visiblement agacé, Pierre un Port-Gentilais.

Un message dangereux

Quel signal envoie-t-on aux citoyens ? Que la loi est une tempête passagère àlaquelle il suffit de survivre.

En désertant le terrain après la démolition, les autorités locales et les ministères compétents semble valider l’impunité.

Pendant que l’administration somnole, la mangrove de Port-Gentil, dernierrempart contre l’érosion, finit d’être achevée.

Continuer ainsi, c’est accepterque l’autorité de l’État ne dure que le temps d’un reportage au journaltélévisé.

À LIP-Matanda, l’anarchie n’a pas gagné par la force, elle a gagné par lelaisser-faire d’un système qui brille par son inconstance.

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