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Mouila : 7 jeunes écroués après le viol de leur camarade

Une fête alcoolisée entre amis a tourné au cauchemar dans le quartier de Divindet. Une jeune femme de 18 ans y a subi une agression sexuelle pendant que les autres convives lui demandaient de garder le silence. Sept jeunes dorment désormais à la prison centrale.

Ce qui devait être un simple moment de convivialité entre adolescents et jeunes adultes s’est achevé derrière les barreaux de la prison centrale de Mouila.

Depuis le vendredi 13 mars, sept individus âgés de 16 à 21 ans y sont placés en détention préventive pour présomption de viol et complicité.

Le piège

Vue de la ville

Les faits se déroulent en pleine journée, aux alentours de 12 heures. Profitant de l’absence de ses parents, le jeune H.G.M.M. organise une fête à son domicile familial, situé dans le 1er arrondissement de la capitale provinciale de la Ngounié.

Très vite, l’alcool coule à flots. Incommodée, l’une des invitées, L.S.I.M., 18 ans, décide de s’isoler dans une chambre pour s’allonger et reprendre ses esprits.

C’est dans cette vulnérabilité que le drame se noue. Selon les éléments de l’enquête, F.A.K.K., 19 ans, l’aurait suivie dans la pièce pour lui faire des avances avant d’abuser d’elle. Le calvaire de la jeune fille ne s’arrête pas là.

Un second jeune homme tente de s’en prendre à elle en lui arrachant sa brassière, sans toutefois parvenir à commettre l’irréparable.

Le silence coupable des invités

Vue aérienne de Mouila

Le plus glaçant dans cette affaire reste la réaction de l’entourage. Alors que la victime se débat et hurle pour alerter ses amis, ces derniers, perdus dans l’euphorie de la fête, minimisent l’agression.

Pire, ils lui auraient intimé de « ne pas en faire un drame » et de trouver un arrangement à l’amiable avec son bourreau.

Folle de rage face à cette banalisation écœurante, L.S.I.M. s’est emparée d’une arme blanche pour tenter d’en découdre avec son agresseur principal.

Elle va finalement réussir à s’échapper au moment où la maîtresse de maison faisait son apparition.

Preuves accablantes

Vue de Palais de justice de Mouila

L’affaire n’en est pas restée là. Saisi par le tuteur de la jeune fille, la brigade centre de la gendarmerie a immédiatement ouvert une enquête.

Le rapport médical est venu confirmer l’horreur des déclarations de la victime.

Il atteste de la présence de lacérations et de la perte de l’hymen.Un constat accablant qui a conduit à un coup de filet parmi les participants à la fête.

Aujourd’hui, le principal suspect, F.A.K.K. (19 ans), l’organisateur H.G.M.M., ainsi que leurs complices présumés W.N.N. (21 ans), C.K.E. (21 ans), M.E.M.K., D.I.B.I. (16 ans) et Y.E.B. (20 ans), méditent sur leurs actes à la maison d’arrêt locale en attendant les suites judiciaires.

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