
Le 22 avril prochain, le Gabon organisera le premier tour de ses toutes premières élections professionnelles nationales. Un scrutin historique qui vise à refonder le dialogue social dans les secteurs public et privé.

Avec près de 180 000 électeurs attendus, ce scrutin inédit doit permettre d’identifier les organisations syndicales réellement représentatives.
Pour la ministre du Travail, Jacqueline Bignoumba, l’enjeu est de taille est « d’assainir le dialogue social » et mettre un terme à l’influence de syndicats sans base électorale.
Cette réforme intervient après plusieurs crises sociales où le gouvernement a peiné à trouver des interlocuteurs légitimes.
Avec la représentativité par les urnes, les autorités espèrent instaurer un cadre de négociation plus solide et crédible.
Les modalités du scrutin

La campagne électorale, lancée ce 14 avril, se poursuivra jusqu’au 21 avril. Pour voter, les salariés (nationaux ou étrangers en règle) doivent justifier de six mois d’ancienneté.
Les candidats, quant à eux, doivent être âgés d’au moins 21 ans. Seules les Forces de défense et de sécurité sont exclues du processus.
Ce « test démocratique grandeur nature » marque une volonté de modernisation profonde, transformant les relations entre l’État et les partenaires sociaux pour les années à venir.



