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Alembé-Mikouyi : le mirage des 48 mois ?

C’est une promesse qui pèse 306 kilomètres et des centaines de milliards de francs CFA. Vendredi 6 février, le gouvernement a officiellement lancé le bitumage de l’axe Alembé – Mikouyi. Il s’agit de désenclaver quatre provinces en exactement quatre ans. Un calendrier qui rends septiques les observateurs.

Le ministre des Travaux Publics, Edgard Moukoumbi, a lui-même martelé l’exigence du « respect des délais contractuels ».

Une insistance qui sonne presque comme un avertissement préventif.

La réalisation de plus de 300 km de route en zone équatoriale, à travers un relief complexe et à proximité immédiate d’un parc classé par l’UNESCO, relève du tour de force technique. L’autre inconnu de l’équation est financier.

Le projet est entièrement financé par l’État gabonais via une convention avec BGFIBANK et le Fonds Autonome National d’Entretien Routier (FANIER).

Si cette souveraineté est à saluer, elle expose le chantier aux aléas de la trésorerie publique.

L’histoire récente de nos infrastructures est jonchée de projets mis à l’arrêt faute de paiements réguliers.

Entre les saisons des pluies qui ralentissent les machines et les défis logistiques immenses d’un chantier en deux sections simultanées, le délai de 48 mois semble relever davantage de la volonté politique que de la réalité du terrain.

Les populations, échaudées par des décennies de projets inachevés, attendront de voir le bitume pour y croire. Rendez-vous en 2030… ou plus tard.

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