Liberté de la presse : le gouvernement veut des journalistes responsables face aux Fake News

La désinformation et les discours de haine dans la ligne de mire du gouvernement. Ce samedi à Libreville, le ministre de la Communication et des médias, Germain Biahodjow, a appelé les journalistes gabonais à plus de rigueur, alors que l’État vient de muscler la loi sur les réseaux sociaux.
À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée ce 3 mai, le ministre de la Communication et des Médias a donné le ton. Pour Germain Biahodjow, pas de liberté sans responsabilité.
« La célébration de cette journée nous offre l’opportunité de réaffirmer l’attachement du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, aux principes de liberté d’expression, de pluralisme des médias et de responsabilité dans le traitement de l’information », a-t-il déclaré à Libreville.
Cette année, la Journée est placée sous le thème « Façonner un avenir de paix ». Un thème qui tombe à pic selon le ministre, dans un contexte où le numérique a tout accéléré : circulation de l’info, mais aussi fake news et discours de haine.
Face à ce constat, Biahodjow a mis les médias devant leurs responsabilités. Rigueur, vérification des faits, équilibre : c’est le triptyque qu’il impose pour « préserver la cohésion sociale et prévenir les conflits ».
Le gouvernement ne compte pas rester les bras croisés. « Des réformes courageuses ont été entreprises pour assainir l’écosystème médiatique », a rappelé le ministre. Autrement dit, un nouvel arsenal juridique vient d’être adopté.
Il donne plus de pouvoir au régulateur pour contrôler la publicité et surtout l’usage des réseaux sociaux.
Objectif affiché : « consolider notre vivre-ensemble ». Pour Biahodjow, la balle est dans le camp de tout le monde : pouvoirs publics, plateformes numériques et citoyens.
Côté promesses, le ministre assure que l’État va garantir la sécurité des journalistes, moderniser les infrastructures et soutenir la professionnalisation du métier.
Il a terminé en rendant hommage à l’UNESCO et aux journalistes gabonais. « Je salue le travail remarquable des femmes et des hommes des médias qui, chaque jour, parfois dans des conditions difficiles, accomplissent leur mission avec courage, engagement et professionnalisme », a-t-il conclu.



