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Le Général Pangou Mbembo aux commandes du CNOG pour relancer le sport gabonais

Après des semaines de turbulences administratives, le Comité national olympique du Gabon tient enfin son nouveau président. Ce 2 mai 2026, au siège du CNOG, le Général Sylvain Pangou Mbembo a été élu à l’issue d’un scrutin décisif, validé par le Comité International Olympique (CIO).

Dans une atmosphère à la fois électrique et démocratique, le verdict des urnes n’a laissé place à aucune ambiguïté. Avec 10 voix, le Général Pangou Mbembo devance le président sortant Cressant Pambo (7 voix), tandis que Mbele Loussou ferme la marche avec un soutien marginal. Un résultat net, presque chirurgical, qui vient clore un feuilleton administratif tendu et ouvrir un nouveau chapitre pour le mouvement olympique gabonais.

Longtemps annoncé comme favori, l’ancien handballeur et dirigeant sportif a confirmé les attentes. Mais plus qu’une victoire personnelle, c’est une dynamique collective qu’il entend impulser. Le nouveau président s’appuie sur un bureau exécutif paritaire, pensé comme un équilibre entre expérience et représentativité. José Walter Foula hérite de la première vice-présidence, accompagné d’Edith Florida Biyoghe et de Sylvain Lindzondzo Dynah aux 2e et 3e vice-présidences. Olivia Mauwa Ntoutoume épouse Kapend et Sandrine Ericka Amiar complètent le comité exécutif, tandis qu’Anaclet Mathieu Taty et Rachel Benzeng Amvane prennent respectivement en charge le secrétariat général et la trésorerie. La présence de Lisa Aline Ngounga comme représentante des athlètes vient ancrer davantage cette équipe dans une logique d’inclusion.

Derrière cette recomposition, un message clair : celui d’un retour à l’ordre et à la rigueur. Suspendue dans un premier temps pour irrégularités administratives, cette élection s’inscrit dans la volonté du ministère des Sports de remettre de la discipline dans la gouvernance des fédérations, notamment à travers le mécanisme du “guichet unique”.

Conscient des attentes, le Général Pangou Mbembo a rapidement donné le cap : « Notre campagne est derrière nous, à partir de maintenant nous devons travailler ensemble. Ce qui nous unit ici, c’est l’engagement, l’amour pour le sport. Nos actes parleront plus que nous. » Une déclaration sobre, mais lourde de sens, qui place son mandat sous le signe de l’efficacité.

Reste désormais à passer des intentions aux résultats. Car si l’élection marque la fin d’une crise, elle inaugure surtout une exigence : celle de redonner au sport gabonais ses lettres de noblesse. Le décor est planté, les acteurs sont en place. À présent, place au jeu.

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