
Le Conseil des ministres du 30 avril 2026 a acté un tournant dans la gouvernance des entités publiques. Désormais, les ministres ne pourront plus présider de conseils d’administration, et l’heure est à la performance obligatoire.

C’est un véritable coup de balai qu’a opéré le Chef de l’État, Brice ClotaireOligui Nguema.
Constatant que de nombreux établissements publics et sociétésd’État fonctionnent « en deçà de leur mission » avec une dépendance excessiveau budget national, la Présidence a décidé de siffler la fin de la récréation.
Séparation des pouvoirs

La décision la plus spectaculaire est l’interdiction formelle faite aux membresdu Gouvernement de siéger à la tête des conseils d’administration (CA).
Le Chef de l’État a rappelé que les fonctions ministérielles sont désormaisincompatibles avec la présidence de ces organes.
L’objectif est de mettre fin aux conflits de compétences et instaurer une frontière étanche entre la délibération stratégique et la gestion opérationnelle.
La « preuve » par les résultats

Mais la réforme ne s’arrête pas là. Pour lutter contre la « gouvernance défaillante », le Gouvernement a instruit la mise en place de contrats pluriannuels de performance.
Chaque entité publique devra désormais signer un engagement fixant des objectifs précis et des indicateurs de résultats.

Ces rapports seront transmis directement au Secrétariat Général de la Présidenceet au Contrôle Général de l’État.
Pour les dirigeants de ces structures, comme pour leurs ministres de tutelle, le critère d’évaluation sera désormais unique :l’impact concret et mesurable sur le quotidien des Gabonais.



