
Le Parlement a adopté, le 1er juillet dernier, la loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Ce texte consacre un net réajustement des finances de l’État face au recul des recettes publiques.

Le budget révisé s’établit désormais à 5 495,2 milliards de FCFA. C’est une baisse de 13,6 % par rapport aux prévisions initiales de 6 358,2 milliards.
Il s’agit du deuxième correctif à la baisse apporté à l’enveloppe globale depuis les premières estimations de l’automne 2025.
Les investissements lourdement impactés

Ce resserrement s’explique principalement par une baisse de 23 % des recettes budgétaires nettes attendues, qui s’élèvent désormais à 2 928,2 milliards de FCFA.
Afin de compenser cette diminution, l’État a dû sabrer dans ses dépenses globales, en ciblant particulièrement les investissements publics.
Ils connaissent une baisse de 45,6 %, avec une enveloppe ramenée à 1 200 milliards de FCFA.
Selon la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, ce recul est lié à la restructuration du portefeuille de projets, certains ayant été écartés en raison d’études préalables incomplètes.
La dette au cœur des dépenses

Les charges de trésorerie et de financement s’établissent à 1 336,2 milliards de FCFA.
Preuve de la pression financière qui pèse sur l’État, près de 98 % de cette enveloppe soit 1 309,2 milliards de FCFA sont fléchés vers l’amortissement de la dette publique.
Défendu par le ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko, ce correctif vise à restaurer la sincérité budgétaire dans un contexte macroéconomique plus difficile, caractérisé par une prévision de croissance nationale révisée à 4 %.



