Société

Panne des unités Edan : la SEEG dénonce un possible sabotage et annonce des poursuites judiciaires

Après plusieurs jours de perturbations ayant empêché de nombreux abonnés d’acheter leurs unités Edan, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) affirme que les dysfonctionnements constatés pourraient être liés à des actes de sabotage. Une enquête est en cours et plusieurs personnes ont déjà été entendues par les services compétents.

Dans une déclaration faite ce mercredi 17 juin 2026, l’administrateur directeur général de la SEEG, Steeve Saurel Legnongo, a présenté les excuses de l’entreprise aux usagers affectés par cette situation. « Je veux d’abord vous présenter, au nom de la SEEG, nos excuses les plus sincères », a-t-il déclaré, rappelant que l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’électricité constitue une priorité nationale portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Le responsable a annoncé que l’accès aux unités Edan était de nouveau opérationnel sur l’ensemble du réseau. « Au moment où je prends la parole, l’accès à vos unités EDAN fonctionne de nouveau », a-t-il assuré, précisant que les équipes techniques restent mobilisées afin de garantir la stabilité du service. La direction de l’entreprise a également tenu à rassurer les abonnés ayant effectué des paiements sans recevoir leurs crédits.

Selon Steeve Saurel Legnongo, « aucun client ne perdra ce qu’il a payé », promettant le remboursement intégral des transactions concernées. Mais l’élément le plus marquant de cette communication reste la piste privilégiée par la SEEG pour expliquer l’origine de l’incident.

D’après les premières conclusions des investigations internes, les perturbations observées ne seraient pas le résultat d’une simple panne technique. « Des indices techniques sérieux font apparaître des actes de malveillance assimilables à un sabotage », a affirmé le directeur général, évoquant une atteinte à une partie des systèmes informatiques de l’entreprise. Face à ces soupçons, la société a officiellement saisi les autorités judiciaires. Une plainte a été déposée et les éléments recueillis au cours de l’enquête interne ont été transmis à la justice. « Les responsables de cet incident répondront de leurs actes devant la loi », a averti Steeve Saurel Legnongo.

Parallèlement, des investigations ont été ouvertes afin d’identifier les auteurs présumés de ces actes. Selon nos informations, plusieurs agents ont été interpellés par la Direction générale des recherches (DGR) dans le cadre de l’enquête en cours. Les auditions se poursuivent actuellement à Libreville.

Reconnaissant les failles révélées par cet épisode, la direction de la SEEG a annoncé le renforcement des dispositifs de sécurité de ses infrastructures numériques. « Un service aussi essentiel ne doit jamais pouvoir être interrompu aussi longtemps », a admis le responsable, qui promet une modernisation des mécanismes de protection et de continuité du service.

Alors que l’enquête suit son cours, les autorités judiciaires devront désormais établir les circonstances exactes de cette affaire et déterminer les responsabilités éventuelles. Une procédure qui pourrait permettre de faire toute la lumière sur l’une des plus importantes perturbations enregistrées ces derniers mois dans le système de vente des unités Edan.

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