Altercation entre un élu municipal et un agent des FDS : le maire du 4ᵉ arrondissement prône l’apaisement

Le maire du 4ᵉ arrondissement de Libreville, Nicaise Sickout Iguendja, est sorti de son silence à la suite de l’altercation survenue le 20 juillet dernier entre son deuxième adjoint et un agent des forces de défense et de sécurité (FDS). Lors d’une déclaration de presse faite ce vendredi, l’édile a exprimé sa profonde préoccupation face à cet incident, tout en appelant au calme, au dialogue et au respect des institutions de la République.
Dans son intervention, le maire a rappelé que les élus locaux et les forces de défense et de sécurité poursuivent une même mission : servir l’État et les citoyens sous l’autorité de la République gabonaise. À ce titre, il a insisté sur la nécessité pour chacun de faire preuve de responsabilité, de retenue et de respect dans l’exercice de ses fonctions.
« L’écharpe tricolore des élus de la République, tout comme l’uniforme des forces de défense et de sécurité, incarnent l’autorité de l’État. Ils commandent le respect, non pour les individus qui les portent, mais pour les institutions qu’ils représentent », a déclaré Nicaise Sickout Iguendja. Il a également souligné que l’exercice de l’autorité publique doit toujours s’inscrire dans le cadre de la loi, du dialogue et du respect mutuel, loin de toute confrontation.
Au nom de la municipalité du 4ᵉ arrondissement, le maire a présenté ses regrets aux habitants de sa circonscription, à l’ensemble des Gabonais ainsi qu’aux plus hautes autorités de l’État, notamment au président de la République, au ministre de l’Intérieur, au gouverneur de la province de l’Estuaire et au maire de Libreville.
L’autorité municipale a, par ailleurs, invité les citoyens à éviter les polémiques, les conclusions hâtives et toute tentative de récupération susceptible de fragiliser les institutions ou de porter atteinte à l’image du Gabon. Réaffirmant son attachement aux valeurs de « l’Union, du Travail et de la Justice », devise de la République, il a assuré de son engagement en faveur du respect de l’État de droit, des lois et des institutions.
En guise de conclusion, Nicaise Sickout Iguendja a estimé que cette affaire ne devait opposer aucun camp à un autre. « Lorsque l’image de la République est mise à l’épreuve, il n’y a ni vainqueur ni vaincu. Il existe une seule priorité : préserver l’honneur de nos institutions, consolider la confiance entre ceux qui les servent et poursuivre, dans l’unité, le travail au service du peuple gabonais », a-t-il affirmé.



